Réflexion sur les banlieues
Portrait de banlieue(s) [Partie 1]
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Voici une série d’articles portant sur la notion de la banlieue. Pourquoi une telle approche vous allez me dire ? J’espère à travers certains articles structurer mon esprit et mes réflexions sur cette thématique. On parle beaucoup de cette notion. On aborde la banlieue souvent sous un angle médiatique et non sous un aspect sociologique, urbanistique ou environnemental. La banlieue n’est pas simplement un espace annexe à un centre ville, c’est aussi un lieu de vie qui s’est construit en fonction de nombreuses variables. Parler de la banlieue n’est pas forcement synonyme de jeunes, de tours, d’initiatives citoyennes ni d’émeutes. Parler de banlieue c’est aussi parler d’un territoire faisant parti d’une agglomération.
environnemeent
Tentative de définition
cout ecologique
La banlieue est un territoire qui entoure une grande ville et qui, tout en étant administrativement autonome, est en relation étroite avec elle.
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Dans le magasine Géo du mois de novembre 2006 j’ai pu trouver des « portraits de banlieues » qui tranche avec notre conception du sens commun de cette notion. On peut y observer que la banlieue est plurielle. Celle-ci recouvre des formes de socialisation et d’urbanisation qui change selon les pays. Son mode d’appropriation par les habitants est également intéressant. Parfois subis ou choisi, la banlieue présente un panel de trajectoires sociales dont la diversité fait une mosaïque aux contours passionnants à « dépeindre ».
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La fin du rêve américain : la banlieue victime de la flambée du prix de l’énergie ?
périphérie
Notre tour d’horizon commence par les Etats Unis. Ce pays précurseur d’un concept de société occidental et de consommation donne aujourd’hui, de part le contexte économico-environnemental difficile, des signes de réflexions sur les biens fondés de son « modèle » des banlieues. La culture américaine s’est construite autour d’un type de développement, les banlieues. Les « suburbs » devaient être un havre de paix, une sorte de campagne au paysage réorganisé avec des arbres, pelouses et espace pour familles heureuses et sans histoire. Ce modèle, ce concept de société lié à un territoire, pris forme avec des milliers de kilomètres carrés à la géométrie invariable à la périphérie des grandes villes. Des rues à angles droits, le long de boulevards rectilignes firent émerger des blocs de maisons pas chères, préfabriquées en série nommés par les habitants eux-mêmes les McMansions (en référence à McDonald’s). Le banlieusard américain a inauguré la vie occidentale moderne avec ses codes et son mode de consommation que nous connaissons.
banlieue
Ce type d’aménagement est lié au rejet moral de la vie urbaine avec ses dérives supposées (nous en avions parlé avec l’histoire de la big apple). Les suburbs américain sont aussi associé au goût prononcé pour l’individualisme propre à la culture du pays de l’oncle Sam. Ces caractéristiques incitent les américains à fuir les centres urbains pour une périphérie plus calme, plus proche d’un rêve américain. Dans un contexte d’énergie bon marché, la banlieue s’est développé et a nourri en retour l’imaginaire américain avec ses rêves et son insouciance. Aujourd’hui, 60 % des américains habitent suburbia. Auparavant fief de l’Amérique blanche, les suburbs accueillent désormais 38 % des noirs, 58 % des asiatiques et 50 % des latinos.
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La fin d’un rêve ?
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Tout rêve a une fin. Les américains commencent à le constater. Dans ce siècle qui voit de plus en plus les matières premières comme des denrées rares et onéreuses, les Etats-Unis s’interrogent. L’énergie n’est pas un produit standart puisqu’il dépend d’une demande mondiale en constante croissance et à des réserves limitées. James Howard Kunstler annonce même la fin de la banlieue à cause de l’épuisement des réserves de pétrole.
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Est-ce l’effondrement du rêve américain ? Les changements climatiques étayés par Al gore et son film « Une vérité qui dérange », les dégâts de Katrina, la destruction de la Nouvelle-Orléans montrent que le modèle de consommation de l’espace des suburbs doit changer. Suburbia devient un mode de gestion des territoires qui n’est plus possible à reproduire puisqu’on commence à parler du coût écologique de la banlieue.
ba banlieue
Voici une petite vidéo du coût écologique de suburbia :


















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