Introduction

  • Partageons ensemble une vision territoriale neuve et démocratique

    Bonjour, je me nomme Guillaume Morin, actuellement ingénieur au Programme de Rénovation Urbaine de la ville de Charleville-Mézières (département Ardennes, 08), je me propose à travers ce nouveau média de parler, partager et de commenter l’actualité du développement territorial. Espace de dialogue , ce blog est un lieu de partage. L’échange avec les citoyens (élus, institutionnels, habitants, chargé de mission, étudiants, etc.) demeure le plus riche laboratoire de communication et que les idées novatrices susceptibles de favoriser une démocratie participative ne manquent pas.

    Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog. Le développement territorial est une transformation (du territoire, sociale, etc.) vers un mieux-être global, au moyen de démarches de projet, avec valorisation des ressources locales dans une vision à long terme. La mission du développement territorial est d’impulser, concevoir et animer des projets qui s’inscrivent dans une politique territoriale de développement durable, d’anticipation des mutations et dans une démarche de démocratie participative.


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Histoire de dire...

20/01/2007

Emploi, population active et entreprise : Robert Castel théorise la notion de chômage

Le chômage selon Robert Castel

J’ai pu lire un article intéressant sur la problématique du chômage. Celle-ci est théorisée par Robert Castel. Il part d’un constat : le chômage de masse. Ce chômage de masse semble incompressible de l’ordre de 10 % de la population active. Monsieur Castel pense que le terme de chômage n’est pas adapté. Il explique que la notion de « non emploi » correspond plus en ce moment aux réalités sociales des demandeurs d’emploi, car derrière l’idée du chômage, il y a une notion de provisoire et de retour à l’emploi : or il semble que ce n’est pas le cas. Par ailleurs, dans la société française il se propage un discours sur la nécessité de travailler, qui conduit à une sorte de culpabilisation des chômeurs et des Rmistes, comme si c’était de leur faute.

La généralisation des contrats aidés entraîne leur institutionnalisation. Pour justifier le recours à ce type de contrat, on utilise un nouveau discours : on culpabilise. Est-ce cela les prémisses aux working poors ? Robert Castel ne le dit pas. Cette tendance à une contrepartie travaillée pour toute allocation ou toute aide sociale risque de se traduire par une redéfinition de la notion même d’emploi, et aussi de chômage.

En dépit du discours sur l’entreprise créatrice d’emplois, les 10 % de chômeurs semblent incontournable ce qui permet de conclure in fine que le monde de l’entreprise n’est pas capable de créer de l’emploi au sens plein du mot. Les libéraux, attachés au dogme du marché, interpellent souvent les médias sur la rigidité du marché de l’emploi. Mais à cette réponse théorique, on risque de voir baisser le chômage quelque peu et non dans sa totalité. On parle alors, selon Castel, de « sous-emploi de masse »

Castel interroge également la place du chômeur dans la société actuelle. A la différence des prolétaires, les chômeurs n’ont pas d’utilité sociale : ils ne peuvent pas faire grève par exemple. Bien évidemment, il n’y a derrière cette affirmation aucun jugement de valeur.

De la pérennisation de ce « non emploi ce masse » se pose la question d’un « revenu minimum d’existence ». Est-ce une solution si la société ne peut créer les emplois suffisant à une population active ? Si cette idée est acceptée, on doit se poser la question des financements et donc de la création de nouveaux impôts. Mais comme nous sommes dans une époque où on cherche à les réduire, on peut douter dès lors de la pertinence de ce revenu minimum d’existence. De plus quelles seront les garanties sociales par rapport à un individu ayant un emploi ?

Ainsi, cette interview de Robert Castel interroge sur la notion de chômage et du devenir possible de notre société française.

05/09/2006

La définition de la situation

WelcomeSociology_1La situation est un concept de l’Ecole de Chicago qui est très utile pour définir l’environnement d’un individu. Ce dernier agit en fonction de l’environnement qu’il perçoit. Il définit chaque situation de sa vie sociale par l’intermédiaire de ses attitudes préalables, qui l’informent sur cet environnement et lui permettent de l’interpréter.

TownAutrement dit, la définition de la situation dépend de 2 variables : l’ordre social qui fait face à l’individu et l’histoire personnelle de celui-ci. A travers le recueillement des données de première main (lettres, autobiographies, etc.), nous pouvons avoir accès à la façon dont les individus « définissent leurs situations ».

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