Bonjour, je me nomme Guillaume Morin, actuellement ingénieur au Programme de Rénovation Urbaine de la ville de Charleville-Mézières (département Ardennes, 08), je me propose à travers ce nouveau média de parler, partager et de commenter l’actualité du développement territorial. Espace de dialogue , ce blog est un lieu de partage. L’échange avec les citoyens (élus, institutionnels, habitants, chargé de mission, étudiants, etc.) demeure le plus riche laboratoire de communication et que les idées novatrices susceptibles de favoriser une démocratie participative ne manquent pas.
Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog. Le développement territorial est une transformation (du territoire, sociale, etc.) vers un mieux-être global, au moyen de démarches de projet, avec valorisation des ressources locales dans une vision à long terme. La mission du développement territorial est d’impulser, concevoir et animer des projets qui s’inscrivent dans une politique territoriale de développement durable, d’anticipation des mutations et dans une démarche de démocratie participative.
Faire société : une construction politique ?
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Pour commencer
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Cet article pose les postulats d’une réflexion personnelle sur la notion de politique et de construction d’un territoire. Certes, cette ébauche n’est pas parfaite. Je ne suis encore qu’un jeune diplômé qui cherche du travail et qui souhaite structurer son esprit sur des questions qui l’intéresse : le territoire. Cette réflexion est venue suite à la lecture d’un article « un urbanisme politique ? » de Benoît.
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Je n’ai pas la prétention de dire une vérité universelle. Je tente seulement une réflexion sur la construction raisonnée et personnelle d’un territoire. Les avis de chacun par des commentaires seront important pour la construction intellectuelle a posteriori de mon raisonnement. Merci d'avance :)
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Territoire et politique : une relation systémique ?
gouvernance
Toute construction d’un territoire est fondamentalement politique. Le politique, au sens large, est le fonctionnement d’une communauté, d’une société. Sa racine vient du grecque polis, « la cité ». Il fait donc référence au collectif. Une politique urbaine efficace est donc un acte politique dans laquelle une co-construction se ferait entre l’élu, le technicien et l’habitant. Nous sommes ici dans un mode de gouvernance politique qui met donc l’homme, dans sa dimension plurielle – philosophe, usager, utopiste, pragmatique – au centre des décisions du « faire société ». La construction de la cité est donc politique car elle repose sur un ensemble de compromis. Il y a donc une relation systémique entre politique et projet urbain.
gouverance
Faire preuve de courage et d’humilité
politique
Rendre compte d’un problème sur la place publique demande souvent du courage. Certains problèmes sont passionnés. Les échanges vifs et parfois difficiles à gérer demande du recul et du temps pour faire acte d’objectivité. C’est ainsi que je parle d’humilité. Rendre compte d’un disfonctionnement urbain, souvent lié à des problèmes sociaux qui eux-mêmes trouvent leurs sources dans un contexte globale qui dépasse parfois la notion de territoire demande de l’humilité. « Faire société » n’est pas une opération facile à mettre en œuvre. C’est une construction lente, méthodique, passionnante, angoissante et co-construite. Faire acte de politique est donc de rendre tous les citoyens responsable de leur cité. Le mot « participer » devient en somme la clef de voûte d’un concept politique du territoire : le collectif doit transcender la notion individuelle des intérêts de chacun. C’est en cela que la pédagogie et la transparence sont indispensables pour rendre possible une construction "politique" d'un territoire. Participer vient du latin participare qui veut dire « prendre part ». Notons qu’il existe deux formes de participation, celle liée à l’action et celle liée à la décision. Chaque acteur est donc, de part sa sensibilité, intéressé par un angle bien précis de la notion de politique, celle d’une participation à l’action et/ou à la décision. C’est aux hommes, au sens large (vous, moi, nous), de prendre part et d’inciter son voisin à cette participation qui lui est propre. Le politique c’est également ça : une émulation collective des problèmes de notre cité. C’est pour cela que le rôle d’accompagnateur, que je pense central dans le cadre des responsabilités que j’aimerais exercer, est important. Mais il est souvent ignoré sur les questions de restructuration des territoires. Les politiques de la ville en sont un exemple.
politique
La notion de politique à travers le prisme des politiques de la ville
urbanisme politique
Nous parlons de concertation collective et de co-construction d’un territoire. Pour autant, la construction politique n’est pas réellement une conception française. Les politiques de la ville ont souvent mis les habitants, premiers usagers des territoires, dans un rôle précis cantonné à être seulement informé des actions qui vont être mises en œuvre. Peut-on voir dans l’échec des politiques de la ville ce déficit « voulu » de participation ? Certes ce discours peut déranger. Mais il faut voir la réalité en face. Nous avons construit des territoires sans les habitants. Nous en payons le prix dorénavant. Segmentation spatiale et sociale des territoires, échecs scolaire, délinquance, etc. Dans mon article « l'intégration des territoires en difficulté : l'ANRU en question ? » nous voyons bien comment des politiques globales de restructurations lourdes pour changer l’image d’un territoire peuvent avoir des effets pervers contre les premiers concernés, les habitants. Ceux-ci sont souvent devant le fait accompli, celui d’obéir à des logiques conceptuelles d’un devenir de territoire. Or, ce devenir n’est pas souvent partagé par les habitants eux-mêmes. Vous allez me dire qu’il y a un contre exemple, celui des associations qui font du lobbying sur des « détails » au détriment de l’intérêt collectif. J’avais publié d’ailleurs un article sur les méfaits du lobbying et de ses effets pervers sur un ton humoristique (merci nono pour ce cadeau, est-ce toi l'auteur ?). L’équilibre entre projet collectif et intérêts individuels est parfois difficile à mettre en œuvre. C’est ici que les notions de pédagogie et de mobilisation doivent intervenir.
urbanisme politique
Rêver pour construire
gouvernance
Construire c’est imaginer. Nous parlions du difficile consensus entre intérêt collectif et individuel. Pour autant, au lieu de les séparer je suis persuadé que ces deux notions peuvent se nourrir mutuellement d’une ingénierie prometteuse. C’est pour cela que je prône activement une une nouvelle gouvernance politique à l'échelle de l'agglomération. Empêcher par exemple les querelles de clocher du fait de stratégie individuelle me semble important dans une Europe qui met en avant la concurrence entre les territoires. Curieusement, je n’ai pas reçu de commentaire sur cet article. Suis-je si décalé que cela ? Je suis convaincu que mes idées pour développer un territoire peuvent déranger, car on m’en a fait le reproche dans deux entretiens d’embauche. Pour autant, comme je le disais, construire c’est imaginer. Sans imagination, un territoire n’avance plus, il se meurt. Le Pays basque espagnol l’a bien compris. La comparaison de Benoît dans son article entre l’urbaniste et le médecin est tout à fait pertinente. La ville est organique. Elle vit. Nous devons avoir une vision globale et non segmentaire des territoires. Chaque espace est en relation étroite de part des échanges sociaux ou marchand (et non marchand). Dénier certains espaces, c’est refuser de concevoir une cité ouverte à tous, vivante et espace de démocratie. C’est en cela que le « faire société » est un projet passionnant.
politique
Même si j’ai appris en sociologie que la notion d’objectivité et de neutralité sont des éléments essentiels pour rendre une réflexion dépourvue de prénotions, nous devons avoir en tête qu’un territoire est un espace vivant (d’où la notion de ville organique). Celui-ci évolue en fonction du temps et des acteurs présents et des mécanismes sociaux qui en découlent. Mais en tant que (futur) professionnel, il faut savoir que nous sommes également des citoyens et donc des usagers d’un ou plusieurs territoires (sans compter notre socialisation qui structure nos comportements). Dans le cadre de mon projet professionnel qui prend sens jour après jour, je dépasse les clivages politiques quand il s’agit de développer un territoire. Mais j’ai mes convictions comme Benoît : développer des logements économes en énergie, développer une gouvernance sociale et écologique au niveau d’une agglomération par des achats responsables, développer des territoires comme des « marques territoriales », intégrer les habitants dans le développement de la cité en amont comme en aval, innover en dépassant les clivages intellectuels et politiques, empêcher le cloisonnement des territoires et donc la ségrégation sociale, lutter contre l’habitat indigne par des dispositifs comme les OPAH, PRI, etc. Toutes ses prérogatives sont des sensibilités et non des faire valoir car dans la construction politique des territoires, le rôle premier des urbanistes, développeurs territoriaux, etc. est d’accompagner. Mais comme le souligne Benoît, le droit à l’impertinence n’est pas exclu.
politique
Construire ensemble
politique
Que faut-il retenir ? Une ville n’est pas une construction qui vient de l’imaginaire d’une personne, mais d’une logique de concertation. L’urbanisme est donc politique. J’irais même plus loin. Le développement d’un territoire est une construction politique tant sur le plan de la mobilisation et de la concertation des acteurs, mais également un concept de société où chacun à un rôle à jouer pour « faire société ». En un certain sens, je rejoins également Francis Cuillier et son idée de « culture urbaine partagée ».
Initiative citoyenne : les habitants nomment leur lieu de vie
democratie
On parle trop souvent des quartiers sans âme où règne une certaine désinvolture et délinquance. La loi du plus fort cristallisé par des JT parfois peu objectif démontre une image de territoires comme les banlieues parfois erroné. Dernièrement on pouvait voir la peur des banlieues à travers des blogs montrant des chiens, des fusils à pompe et des jeunes regroupés lançant un message sans équivoque « tu ne ressors pas vivant du quartier ». Cette image, trop banalisé, devient à mon sens folklorique. On parle peu d’initiative citoyenne remettant « l’homme au centre du territoire ». Les aménageurs et les politiques de l’habitat ont trop souvent oublié d’intégrer le territoire avec le bâti. On avait imaginé, peut être avec une certaine naïveté, que le bâti se suffisait à lui-même. On constate aujourd’hui dans des quartiers oublié et relégué à la périphérie, loin de la consommation et l’insouciance des « bobos », des problèmes sociaux. Ces territoires sont malade minés pas le chômage, la précarité et une certaine marginalisation dont les médias ne sont pas étranger. Ces territoires, parfois avec difficulté, se prennent en charge pour sortir la tête de l’eau. Ces initiatives sont souvent oublié et occulté par une voiture brûlé ou les « petites phrases », sans vraiment d’utilité au vu des problèmes de notre pays, des politiques pour ces présidentielles de 2007. Des gens ordinaires prennent conscience que leur quartier est un espace de vie où les efforts de chacun doivent être une obligation pour pallier les manquements d’équité territoriale que doit faire respecter l’Etat.
debars
J’ai pu lire dans un journal qu’on m’a donné à la gare un article qui montre que ces quartiers relégués et stigmatisés sont des territoires d’initiatives. Des habitants se réunissent pour discuter et ouvrir un dialogue entre eux-mêmes et les institutions qui peuvent intervenir sur leur lieu d’habitation comme le bailleur ou la mairie. Le quartier Jouhaux, par exemple, situé à Grenoble qui a connu il y a 4 ans la destruction de la Maison des Jeunes et de la Culture suite à de nombreux pillages stigmatise un sentiment d’abandon dont certains souhaitent y remédier. Pour soustraire ce sentiment et faire renaître un lieu de vie des rencontres régulières avec le bailleur et des réunions avec les élus ont permis des initiatives citoyennes et surtout de rendre les habitants « acteurs » de leur quotidien. Le baptême symbolique des 4 tours en est l’illustration. Les n°1, 3, 5et 7 sont devenus les Jonquilles, Orchidées, Bleuets et Edelweiss à l’issue d’un long processus de consultation qui a permis aux habitants de se retrouver dans une action commune. C’est cela être acteur de son territoire : construire un dialogue, réunir des acteurs pour un projet commun et mettre en place une action commune. Ces initiatives ne sont hélas peu ou pas reliées par les médias…
Etang de Berre : un territoire perdu ?
martigues istres marignane vitrolles la mede
Il y a environ 40 ans, les gens se baignaient, péchaient et vivaient grâce à cet espace naturel. L’étang de Berre est le plus grand étang naturel d’Europe ce qui confère un potentiel touristique et économique non négligeable. Les aménités positives sont nombreuses mais aujourd’hui, l’étang est malade. Il y a désormais seulement 2 pêcheurs à Martigues pour l’étang et la vie aquatique a presque disparu. Avant on trouvait des huîtres, une grande diversité de poissons et des dauphins. De nos jours, l’étang se meurt sous le regard presque impuissant des amoureux de la nature et surtout devant l’ignorance de nos politiques.
etang de berre environnement
La centrale hydroélectrique de Saint-Chamas pose problème. Elle est à l’origine des maux et de cette catastrophe écologique. L’arrivée massive d’eau douce tue toute vie animale et les mortalités de poissons sont fréquentes. La Commission européenne a rejeté fin 2005 le plan de sauvetage de l’étang proposé par la France. En réponse à cette condamnation, la France a proposé qu’un lissage des rejets. Autrement dit, au lieu de faire arriver l’eau douce brusquement, les déversements seront étalés dans le temps. Comment interpréter cette solution ? Est-ce que le gouvernement a bien prit acte du caractère écologique et du potentiel économique que confère l’étang de Berre ? La dernière conférence mensuelle de De Villepin parlait explicitement d’une gouvernance tendant vers le développement durable, mais où est le courage politique là dedans ?
ecologie écologie
Certains disent que cette centrale produit de l’énergie pas chère et des emplois direct et indirect. Malheureusement, l’argumentaire économique ne tient pas puisque cette structure emploi seulement 2 personnes. L’énergie hydroélectrique offre des atouts incontestables : souplesse d’utilisation, absence de nuisances environnementales, faible coût de production. Excepté les rejets d’eau douce (celle de la Durance) qui tuent l’étang de Berre à petit feu depuis près de 40 ans. Une solution existe pour sauver l’étang. Cette solution est un canal dont les coûts des travaux, plus d’un milliard d’euros, fait cauchemarder l’Etat français. Pourtant, avec la réhabilitation de l’étang, c’est toute une économie qui pourrait démarrer. La pêche et l’attractivité du département pourraient permettre à une économie touristique mais également commerciale de se développer de manière plus conséquente.
developpement developpement
Pourquoi ne pas créer un Syndicat mixte du Pays de l’étang de Berre ? Une structure essentiellement tournée vers la promotion territoriale et le développement économique de se formidable plan d’eau ? Développer une agriculture par des vignes et des oliviers vers Saint-Chamas, développer un tourisme culturel et de loisir vers Martigues et Istres, développer les synergies économiques entre ces 2 villes, Châteauneuf-les-Martigues et la Mède. Mettre en avant l’aéroport de Marignane comme atout de proximité pour des touristes étrangers. Développer des labels écologiques pour l’implantation de ZAC et de ZI. Développer et communiquer sur des projets urbains qui mettent en avant une protection de l’environnement et la promotion des énergies renouvelables. Et pourquoi ne pas rêver à un pôle de compétitivité car les ressources humaines sont là et le « cadre » est un atout pour attirer des entreprises et laboratoires. Tout ceci avec la fermeture de la centrale de Saint-Chamas comme point de départ…Il est évident que mon idée de Syndicat ne se fera jamais : trop utopique. Mais l’idée est là.
Réformes, interrogations et nous…
Bush chirac
Suite à la lecture d’un article de Maurice Lévy sur Marianne n°437 page 36 et 37, j’ai voulu interroger les blogueurs sur la question du déclin de la France.J’aimerais citer l’auteur sur une phrase que je trouve centrale qui illustre le sondage que j’avais mis en ligne sur ce blog :
Sarkozy
« C’est un cri, celui d’un observateur impuissant, qui voit lucidement la situation de son pays qu’il aime se dégrader depuis plus de vingt longues années sans que les problèmes de fond ne soient attaqués à la racine ni réglés. »
Segolene Royal Jospin
J’ai donc été interpellé par cet article qui prône des réformes de fond pour notre pays car l’auteur dénonce cette France « qui vit à plusieurs vitesses. »
formule 1
à Résultat du sondage :
23 participants J
Près de 74 % des votants ont jugé que la France pouvait se réformer.
Près de 22 % jugent que la France n’a pas les moyens de se réformer.
Enfin, près de 4 % étaient sans opinion.Johnn
Enquêtey English marketing politiuque politique
Merci à tous les votants de ce petit sondage qui faisait suite à une lecture d’un article sur Marianne J
Là où la lumière fut assombri par un oiseau d’acier, des victimes innocentes sont parti à cause de fous dont la vie n’est qu’un concept aux services d’un hypothétique dieu…Si dieu était amour, nous serions en train de fêter un monde parfait. Hors ce monde n’existe pas.
Nous sommes le 11 septembre…Je ne veux pas passer pour une personne sans cœur, mais depuis une semaine, les médias ne parlent que de cet événement tragique. Malheureusement, les différents conflits dans le monde passent sous silence. Nous parlons des USA car c’est la première puissance mondiale. Mais personne ne parle par exemple que le Comité olympique a donné les JO à a Chine qui torture encore des individus porteur des valeurs de la liberté. Hier devant ma télé, j’ai pu apprécier que les chaînes de télévision française étaient américaine…on nous fait du sensationnel pour nous vendre une « patrie meurtrie »…Je dois passer pour une personne sans cœur, mais peut-on relativiser les choses ? Je me rappel que des français, comme le monde entier d’ailleurs, avaient donné de l’argent à la première puissance économique du globe !!! Pour les habitants de la Nouvelle-Orléans avec Katerina, je n’ai pas vu autant d’empathie ni de dons…Pourquoi ? Parce qu’on touche à un symbole, celui du capitalisme ? Le 11 septembre est grave, mais si tout le monde en parle autant nous devons également parler de la guerre en Yougoslavie et de ses conséquences, du régime nord coréen qui garde sous silence sa vraisemblable politique de la terreur au sein de son territoire etc.…
football musique culture 11 septembre ben laden
Ce terrible incident que les USA commémorent malheureusement est disproportionné à mon goût au vu des événements mondiaux actuel et passé…Chaque jour en Irak des victimes innocentes meurent à cause des pétrodollars et de la folie de dieu…Chaque jour le quart monde se développe, vit à coté de nous, mais sous notre ignorance personne n’en parle. Chaque jour des animaux sont torturés et tués pour de l’argent…Gardons les pieds sur terre et pensons que la France a connu sur ses terres 2 guerres mondiales. Oui, le 11 septembre est tragique. Oui, j’étais comme beaucoup d’autre devant ma télé à me demander si notre monde n’allait pas s’écrouler ou si une guerre terrible risquait de suivre sur notre sol…Mais ailleurs, comme dans le coin de votre rue, d’autres événements tragiques et scandaleux se déroulent mais sous un silence qui lui est honteux.

Le 3eme trafic au monde, après les armes et la drogue et celui des animaux. Chaque année, ce sont plus de 100 000 chiots et chatons qui sont importés illégalement en France grâce à de faux papiers et de faux certificats médicaux. Le prix de vente de l'animal sera alors multiplié par dix ! Autrement dit, acheter un animal c'est indirectement favoriser le trafic d'animaux. Si vous souhaitez avoir un animal, il faut d'abord se poser la question essentielle de savoir si on pourra s'en occuper pendant une dizaine d'années. Après avoir peser les motivations, il faut chercher son animal soit dans les dispensaires de la SPA ou dans des lieux agrées.
La coupe du monde de football est fini. Nous avons perdu la finale malgré un parcours magnifique et une finale ou nous avons dominé. Le coeur de ma réflexion n'est pas de "refaire le match" mais de réfléchir sur l'acte et les conséquences de Zidane. Le coup de tête lors de la finale -retransmit devant 2 milliards de téléspectateurs- est inadmissible. Quelle image pour le foot ? A vrai dire, la violence engendre la violence, mais depuis quelques temps, nous pouvons observer les médias et l'opinion française légitimer cette violence. Autrement dit, doit-on répondre par la violence à tout geste peu poli ou des insultes ? Drôle de société...car en même temps on entend dire que la violence ne résoud rien, que les problèmes peuvent être résolu que par un dialogue. Zidane devait prendre sur soi. Il est habitué a se genre de situation car il a joué 5 ans en Italie. Il a 34 ans et donc beaucoup d'experience mais malgré cela, il a fait une faute professionnelle en laissant (alors qu'il était capitaine) ses coéquipiés à 10 contre 11 pendant 15 minutes...
Zidane a une image médiatique importante à travers le monde, il ne serait pas étonnant de voir à l'ouverture de la saison de foot dans les milieux amateur et dans les formations, des individus reproduire le coup de tête de notre champion par pur mimétisme. Le fait que la population légitime le geste de Zidane montre en quelque sorte le malaise d'une société qui souhaite de la sécurité tout en validant des gestes gratuit de violence.
En ce qui concerne la FIFA, les amendes pour Zidane et Materazzi sont inadmissible. Devant la portée médiatique de l'événement de la coupe du monde et le comportement des 2 footballeurs révélateur de la dérive sportive, les instances du football auraient du donner des amendes "symboliques" de 100 000 euros.
En France la gestion des territoires rencontre beaucoup de problème qui ne peuvent être résoulu que par une gestion raisonnable des questions de gouvernance. Entre les communes, l'intercommunalité, les pays et les départements les questions des responsabilités et des compétences posent problème. A force de développer des échelles pertinentes, nous nous trouvons devant un "noeud de responsabilité" qui ouvre le débat de la gestion des territoires. Dans le cadre de ces questions, j'avais proposé dans un article précédant de développer une nouvelle échelle politique. Celle-ci devait élire un maire à l'échelle de l'EPCI et abandonner en contre parti l'échelle politique communale.
Dans cet article, je propose une autre solution (qui peut être cumulé à la première). Pour éviter tout problème de gouvernance, pourquoi ne pas développer des réunions organisées par le Conseil Général entre les différents EPCI et Pays pour améliorer les dialogues et les synergies. A vrai dire, je ne sais pas si cela existe déjà. Mais dans le cadre d'une coordination de la gestion des territoires, pourquoi ne pas "manager" des réunions entre ces différentes structures pour améliorer le quotidiens des gens ? On pourra ainsi développer le rôle du département dans son rôle de gestion des ressources et des territoires dans son "espace" administratif. En mettant un rôle de "coordinateur", le département deviendra un lieu de régulation et de synergies des différents projets entrepris par les EPCI et Pays...
Que pensez vous de cette réflexion ?
Le développement territorial est devenu une notion complexe : immobilier social, urbanisme, développement local, revitalisation des centres anciens, OPAH, développement durable, prospective, etc. Pour cela, dans le cadre d'une démarche structurée, les actions et projets en cours doivent intégrer une réflexion globale des problématiques qui nous entoure. Dans un souci de rendre l'action et ses conséquences positives pérenne, nous devons intégrer des items nombreux pour éviter les écueils avant, pendant et après.
Dans un projet, il faut une méthodologie pour pourvoir concevoir un projet ambitieux et viable :
Avant toute chose, il faut impérativement intégrer les habitants au projet et les rendre responsable du devenir de leur espace social et économique. C'est en fonctionnement ensemble qu'un projet peut avoir des vertus positives quand il s'agira de réaliser une évaluation a posteriori. Pour cela, il faut une équipe pluridisciplinaire pour réaliser toutes ces responsabilités et objectifs.
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