Introduction

  • Partageons ensemble une vision territoriale neuve et démocratique

    Bonjour, je me nomme Guillaume Morin, actuellement ingénieur au Programme de Rénovation Urbaine de la ville de Charleville-Mézières (département Ardennes, 08), je me propose à travers ce nouveau média de parler, partager et de commenter l’actualité du développement territorial. Espace de dialogue , ce blog est un lieu de partage. L’échange avec les citoyens (élus, institutionnels, habitants, chargé de mission, étudiants, etc.) demeure le plus riche laboratoire de communication et que les idées novatrices susceptibles de favoriser une démocratie participative ne manquent pas.

    Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog. Le développement territorial est une transformation (du territoire, sociale, etc.) vers un mieux-être global, au moyen de démarches de projet, avec valorisation des ressources locales dans une vision à long terme. La mission du développement territorial est d’impulser, concevoir et animer des projets qui s’inscrivent dans une politique territoriale de développement durable, d’anticipation des mutations et dans une démarche de démocratie participative.


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Histoire de dire...

05/12/2006

Un peu de pub...

Un blog suivi par ARADEL !

logirem  LOGIREM

Aradel_internet_developpement_territoria_1Juste une petite note pour vous apprendre que Développement territorial weblog apparaît sur le site d’ARADEL, Association Rhône-Alpes des professionnels du Développement Economique Local. Un grand merci à ARADEL. Je suis très fier de figurer parmi le site.

OPAC SUD

Amicalement, l’animateur de ce blog.

NB : Merci également aux lecteurs. Si vous avez des remarques, n’hésitez pas.

04/12/2006

Région et agglomération : l'avenir de la France ?

La gouvernance au cœur du débat politique ?

OPAC opac

Search_1En période électorale, on entend souvent parler de rupture pour faire réformer notre pays. Or, je ne vois pas le problème sous cet angle. La rupture, comme on l’appel, sorte d’idée réformatrice pour faire évoluer notre pays dans le XXIème siècle et dans une mondialisation toujours plus présente, ne doit pas se voir sous l’angle économique mais politique. Je m’explique.

cdc

Si on doit réformer notre pays pour adapter notre tissu économique et social, je pense que la notion de gouvernance est un concept à la fois moderne et indispensable.

cdc

Régionaliser le développement de la France ?

sem

Historiquement, la France a été un pays centralisé pour réaliser et maintenir l’unité du pays. Après le livre de Jean-François Gravier, Paris et le desert français, la question d’une unité locale est devenu pertinente pour réaliser le développement économique de notre pays. Le débat d’aujourd’hui, notamment mit en exergue par les présidentielles de 2007, se cristallise autour des régions. Créées en 1972, les régions ont beaucoup œuvrées notamment dans la culture, la rénovation des lycées et la relance des trains express régionaux (TER).

sem

a) Un échelon pertinent…

sem

Aquarell_blue_3_1En France, nos réussites territoriales ne se mesure qu’à l’échelle des villes ou des agglomérations (Toulouse, Lyon, Grenoble, etc.) tandis qu’en Allemagne les Länders ou le Pays basque espagnol montre que le développement peut être appliqué sur des territoires plus vaste. La campagne présidentielle de 2007 va sûrement poser la question d’une échelle territoriale pertinente et donc la remise en cause d’un pouvoir centralisateur, celui de Paris. Certes, la décentralisation de la France est une réalité. Mais celle-ci doit être posée plus en avant dans le cadre d’un dynamisme territorial plus global. Posséder des centres de décision proches, des synergies fortes entre tous les acteurs de la vie sociale et économique est indispensable. Les actuels défis comme l’énergie, le développement de zones économiques et l’attractivité d’un territoire ne peuvent être soutenu que par un échelon régional. J’ai pu déjà le montrer dernièrement dans un article.

sem

b) …dépendant d’un climat politique défavorable.

En France, la décentralisation est plus vue par l’Etat comme un moyen « d’alléger » ses finances. Les collectivités territoriales n’ont jamais réussi à obtenir de la part de l’Etat les transferts financiers suffisants correspondant aux transferts de compétences. L'exemple du RMI est révélateur du malaise. Or, le bon fonctionnement d’un Etat décentralisé suppose la coopération loyale entre l’Etat et les collectivités locales.

sem

Equité territoriale et décentralisation : faux débat ?

cdc

Un affaiblissement de l’Etat pose-t-il la question du « chacun pour soi » version territoriale ? L’Etat est responsable de la solidarité nationale, y compris pour atténuer les écarts de richesse entre les territoires. Laisser les régions se concurrencer entre elles entraîne une réflexion et un débat sur l’équité territoriale. D’un coté, l’exemple des Länders, de la Catalogne, du Pays basque espagnol interroge sur la pertinence de l’échelle régionale comme vecteur de croissance. De l’autre, l’équité pose la question de la place de la région dans le paysage français. Le débat est ouvert...

cdc

Une gouvernance locale indispensable

opac

Le développement économique ne doit pas se penser à l’échelle d’un quartier ou d’une ville. La notion d’agglomération est l’échelle minimum de réflexion pour établir un projet urbain, social et économique. Il est ainsi préférable de choisir une gouvernance politique à l'échelle de l'agglomération pour réaliser des projets structurants.

opac

a) Une politique de réinsertion par l’économique

opac

opac

Key_visual1Par exemple, pour penser une politique de réinsertion en faveur des Rmistes, il faut résonner au niveau du bassin d’emploi. Afin de réaliser un taux de reclassement suffisamment important, il faut pouvoir mailler des entreprises et leur proposer une main-d’œuvre locale disponible et performante. Par « performante » on entend formation. Proposer à chacun des chercheurs d’emploi un « capital formation » permettra de mettre en adéquation les besoins des entreprises et les désirs d’entreprendre des hommes. Pour réaliser cette concordance, l’échelle de l’agglomération est indispensable. Pour centraliser et coordonner cette échelle territoriale, on peut mettre en place une maison de l’emploi qui sera en quelque sorte un « guichet unique » pour les entreprises et les demandeurs d’emploi. Cette maison de l’emploi sera un lieu d’informations pour renseigner et aiguiller les personnes. Elle pourra éventuellement avoir une antenne de l’Anpe et soutenir en son sein des structures comme une cyber-base ou des cours et formations seront à définir par l’autorité compétente, l’agglomération. Certes, sur le papier c’est facile à écrire et puis c’est qu’un projet avec ses imperfections qui faudra corriger avec l’avis d’acteurs connaissant le sujet. Mais ceci est un exemple de mise en œuvre d’une politique dans le cadre d’une gouvernance à l’échelle de l’agglomération.

opac

Au-delà de cet exemple imparfait que j’ai pu proposer, il existe déjà des initiatives de retour à l’emploi en faveur des jeunes développées par les régions (le Monde, 17 avril 2006 « Chômage : les régions pour laboratoire »).

opac

b) L’expertise citoyenne

cdc

Développer l’échelle de l’agglomération et régionale ne signifie par dénier l’avis et l’ingénierie citoyenne. J’aime parler souvent que les habitants sont les premiers usagers des territoires. De leurs usages quotidiens, ils ont un avis, une opinion et une sensibilité pour proposer une action territoriale. On parle alors d’expertise citoyenne. Il s’agit, par des mécanismes participatifs, de développer une « parole citoyenne » et de co-construire un territoire avec l’habitant. Associer ce dernier dans les dispositifs contractuels et les documents d’urbanismes me semble être une idée permettant à la fois de développer une démocratie participative et une responsabilité citoyenne. On a trop souvent associé la participation des habitants à de la simple information, il s’agit désormais de créer un véritable projet avec eux.

opac sem

Comment interpréter la gouvernance actuelle ?

opac sem

Un sondage CSA-AMF réalisé du 19 au 29 septembre 2006, montre que les maires et présidents d’EPCI sont toujours opposés à l’élection au suffrage universel des exécutifs intercommunaux. La légitimité du suffrage universel direct reste donc l’apanage du maire.

sem

Dans un pays de plus de 30 000 communes, le besoin de regroupement est indispensable pour construire des territoires attractifs. Mais une nouvelle échelle politique au niveau de l’agglomération est-elle pertinente devant les nouveaux enjeux territoriaux ? La question est posée.

01/12/2006

Internet : outil pédagogique et démocratique pour la co-construction d’un territoire entre l’élu, le technicien et l’habitant

CDC

J’ai pu voir sur blog-territorial un article intéressant sur la communication territoriale. Dans le cadre du Schéma Régional d’Aménagement et de Développement Durable du Territoire (SRADDT), le Conseil Régional du Limousin met en place un outil de communication, un blog nommé Limousin : Générations 2027, pour mettre dans le process de décision les habitants. Le but est d’associer les habitants dans une réflexion globale de leur territoire, le Limousin. Il est important d’intégrer les habitants dans la construction d’un projet. Internet est un outil pédagogique et démocratique qui permet la co-construction d’un territoire entre l’élu, le technicien et l’habitant. Cette co-construction fait donc appel à une expertise citoyenne.

CDC

Un blog pour faire preuve de pédagogie…

CDC

Le blog Limousin : Génération 2027 est un formidable outil pédagogique pour relater en temps réel les avancées et les réflexions sur les projets de territoire du Limousin.

CDC

…dans le cadre d’une réflexion à moyen terme…

CDC

Le SRADDT permet de projeter et d’anticiper les évolutions du Limousin dans le but d’une démarche de développement durable.

CDC

…tout en faisant participer les habitants.

CDCD

Le blog mit en place par le Conseil Régional du Limousin permet de recueillir l’avis des habitants. Leurs opinions, souhaits ou « rêves » permettront de tracer les contours de projets novateurs et partagés pour le développement de la région. L’expertise citoyenne est une ingénierie efficiente, ne l’oublions pas.

Développement local en milieu rural

Bistrots de pays : développer des territoires ruraux par les commerces.

developpement local

Esprit_bistrot_de_pays_developpement_locUne initiative en terme de développement local, Bistrots de pays, labellise des cafés ruraux pour qu’ils deviennent des ambassadeurs de leur territoire dans un objectif de redynamisation de l’économie. L’ambition des Bistrots de Pays est d’accueillir des touristes pour leur faire découvrir le terroir, la culture locale et la convivialité rurale. Cette démarche qui mobilise des établissements comme les bistrots, cafés, estaminets et autres débits de boissons s’inscrit dans un projet de pays. L’objectif de ce réseau local d’animation est de contribuer à la conservation du tissu économique et social en milieu rural par le maintien (ou la création) du café de village multiservices de proximité. Pour intégrer ce réseau certaines règles existent :

  • Etre situé dans une commune de moins de 2000 habitants,
  • Constituer le dernier ou l’un des derniers commerces du village,
  • Etre ouvert toute l’année,
  • Garantir des services de base non assurer par ailleurs dans le village (dépôt de pain, de tabacs, de journaux, petite épicerie, etc.)
  • Disposer des principaux documents d’information touristique locale,
  • Organiser des animations festives et culturelles (au moins 3 par an),
  • Promouvoir les produits du terroir,
  • Si une restauration complète est assurée, proposer des repas et produits du terroir,
  • Proposer au minimum une restauration de type casse-croûte à toute heure, basée sur les produits régionaux.

30/11/2006

Logement discount

Les réalités du logement en France : quelles solutions ?

logement discount

Face au manque de logement, la France construit : maisons, lotissements, etc. On estime à 440 000 environ le nombre de logements sortis de terre pour 2006. Malgré cela, on parle toujours de « crise du logement » et de flambée de l'immobilier.

logement vert

Dans l’analyse du marché, le gros de la production est constitué de maisons individuelles, pour la plupart construites à l’initiative de particuliers, sur leurs propres terrains, ce qui fait d’eux les premiers producteurs de logements. En ce qui concerne le logement social, la construction reste faible malgré une petite augmentation de la construction. 65 000 logements produit en 2006 contre 55 000 en 2005 dont 38 %, soit 25 000, relevant de la catégorie intermédiaire, et donc financièrement inaccessibles pour les ménages modestes.

urbanisme vert

Les solutions, quelques pistes.

immobilier vert

La situation des plus pauvres reste difficilement solutionnable en matière de logement. Mais pour les ménages modestes, des solutions peuvent exister…

maison borloo

1) La maison Borloo…

guillauem morin

Depuis fin 2005, la maison Borloo à 100 000 euros a pour objectif de permettre aux ménages modestes de devenir propriétaire de leur pavillon. Une charte a été même rédigée pour lancer ce dispositif « très médiatique ». Désormais, les maires sont invités à intégrer cet outil dans le développement de leur territoire pour développer l’accession sociale à la propriété.

guillaumemorin

Les maisons devront avoir une surface habitable d’au moins 85 m², « clés en mains », sans finition restant à la charge de l’acquéreur. Ces maisons auront également un niveau de performance technique élevé avec des économies d’énergie de 15 % par rapport aux normes actuellement en vigueur. Les maisons à 100 000 euros s’inscrivent donc dans une démarche de développement durable et d’économie d’énergie pour leurs propriétaires.

guillaumem morin

…concept ou réalité ?

guillauem morin

Un article du Monde datant du 10 novembre 2005, montre que les réalités du terrain sont parfois cruelles face à l’utopie politique. Le concept Borloo, lors d’un premier programme de 44 maisons à Val-Fourré (Mantes-la-Jolie), est plus cher que prévu. Le prix des maisons, 120 000 euros, n’intègre pas le coût du terrain.

guillaume morin

2) Mieux que Borloo : la maison à 50 000 euros

developpement territorial weblog

J’ai pu constater, assez surpris, que le concept de maison « pas cher » commence à se développer. Après la Logan de Renault, l’immobilier devient discount avec le concept de maison à 50 000 euros. La commune de Ploërmel inaugure une nouvelle conception de l’habitat : l’immobilier en accession sociale au prix d’un loyer de 400 euros pendant 15 à 20 ans ! La vidéo montre que les logements proposés sont de qualité. Ces maisons sont réservées aux habitants modestes de Ploërmel (comme les mères élevant seule ses enfants) car la commune, les artisans locaux, ou encore la région, financent une partie de ces maisons. Au final, il est à noter que la maison coûte réellement 75 000 euros.

guillauem morin

3) L’immobilier discount par Bouygues

guillaume guillauem morin

Bouygues se lance dans l'immobilier discount. Par le biais d’une filiale, Maisons Elika, Bouygues se lance sur le créneau de la maison sociale pour les ménages disposant d’un revenu inférieur à 2 500 euros nets par mois. Au final, la maison de Bouygues coûtera 145 000 euros pour 83 m², hors frais de notaire, et peut être sans les finitions, mais terrain compris. La maison sera bien équipée (3 chambres par exemple). Le prix sera le même partout en France, la localisation des opérations étant déterminée par le prix du foncier.

guillaume morin

4) Acheter le bâtiment puis le terrain : une formule de « différé foncier ».

guillauem morin

Francis Mayer, directeur général de la Caisse des dépôts et consignation (CDC) et Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale ont présenté un nouvel outil pour aider les ménages modestes (aux barèmes HLM) à acquérir leur résidence principale, avec une charge de remboursement équivalente à un loyer HLM. L’idée est de dissocier l’achat de la construction de celui du terrain. L’achat est donc étalé sur une période plus longue mais permet en contre partie de rembourser un prêt à un coût moindre. La mise à disposition du terrain sera gratuite dans la phase de remboursement du prêt lié à la construction de la maison. En cas de difficulté de paiement, le ménage a la garantie que son logement sera repris et qu’il sera relogé. Cette formule s’ajoute donc à d’autres outils comme le prêt à taux zéro.

projet vert

5) Développer des logements écologiques : une maison pour 30 000 euros de matériaux.

projet urbain

Une habitation écologique peut être intéressante du point de vue financier. L'association Terre de vent a construit à Athée une maison bioclimatique bâtie en 15 jours et à moindre frais (environ 30 000 euros pour les matériaux), à partir de bois, paille et terre.

pret immobilier

6) Le prêt immobilier sur 50 ans en Espagne : quand se loger devient (TRES) difficile.

morin

En Espagne un nouveau type de prêt immobilier vient de voir le jour. Etre propriétaire fait parti de la tradition culturelle dans ce pays et au regard du marché immobilier qui atteint des sommets, les banques espagnoles ont proposé dernièrement un prêt de 50 ans pour acquérir un logement. Désormais, de jeunes ménages d’endettent jusqu’à l’age de 79 ans à cause de la flambée des prix de l’immobilier. On peut souscrire ce type de prêt jusqu’à 35 ans.

morin guillaume

Un reportage vidéo sur ce prêt immobilier de 50 ans en Espagne a été réalisé.

cdc

7) Développer une politique d’agglomération

cdcd

Dans la ville, certains territoires comme les zones industrielles se vident et libèrent du même coup de vastes territoires intermédiaires, isolant certains quartiers, comme les grands ensemble. Une ville se pense à travers une agglomération. Il faut réaménager, reconquérir l’espace public, réduire les parkings inutiles, construire, détruire parfois, complexifier, etc. A travers une réflexion globale et concertée, pour éviter les fractures urbaines et mettre en place un projet de territoire « pour tous », il faut développer les réseaux de transports pour désenclaver les cités et certains territoires laissés à l’abandon. En requalifiant l’espace, en le reconnectant au reste de l’agglomération comme un territoire à part entière, on participe du même coup au développement de la cité et donc au développement d’une offre locative.

cdc

Que conclure ?

dde

Le territoire n’est pas figé. Il bouge. Les solutions face au logement sont donc possible. Dans le cadre actuel de mes réflexions, les solutions sont :

dde

  • Concerter, mailler et capitaliser des initiatives pour œuvrer dans le cadre d’une politique de l’habitat efficace.
  • Faire preuve de pédagogie et d’imagination pour construire sur l’existant et densifier.
  • Développer des partenariats neufs dans des projets, dès l’amont pour intégrer des acteurs publics et privés.
  • Développer le concept de gouvernance autour de la notion d’agglomération pour vendre un territoire et proposer des services performants en terme de logement, d’environnement, réseau de transport, etc.

28/11/2006

Les territoires ont leur podium

La France à la loupe

developpement local

A l’heure où l’on parle de communication, de compétition entre les territoires, de développement territorial et de cadre de vie, j’ai pu trouver 2 articles, l’un de l'express.fr, l’autre du Point.fr abordant ces thématiques. Ces classements ne sont pas neutres (non pas dans le sens de leurs méthodes d’analyse, mais dans les résultats qu’on obtient). Ils révèlent bien des disparités dans notre pays. On obtient une géographie de l’hexagone par items (économie, environnement, immobilier, etc.) dont les abords soulignent que d’un territoire à un autre, non seulement nous pouvons être des privilégiés dans certains domaines, mais que la France reste un territoire contrasté avec des disparités importantes.

marketing territorial

Ou_vit_on_le_mieux_en_france_classement_Par exemple, quand on regarde la carte ci-contre de l’article « où vit-on le mieux en France ? Palmarès 2006 des départements heureux en France », on observe, si on schématise rapidement, que le nord et le sud ont des distinctions bien précise.

palmares des villes ou il fait bon vivre 2007

logee logemen logement social

Ou_vit_on_le_mieux_en_france_classement__3En ce qui concerne les villes mon avis est parfois partagé. J’ai habité 3 ans à Aix-en-Provence. Je confirme que la ville est très agréable à vivre. Par contre, retrouver Dijon en cinquième place m’étonne un peu. Mais bon, mon classement est subjectif. Je m’arrête là pour les commentaires.

AIX EN PROVENCE MARSEILLE LYON PARIS BORDEUAUX NICE

logement social

Bouche_du_rhone_du_classement_par_departPour finir, j’ai mis la carte de mon département natal. Il révèle à lui seul les contrastes de notre pays. On y observe des atouts, mais également des points noirs. Que conclure ? Il reste à faire beaucoup pour développer nos territoires non seulement sur un plan économique et environnemental, mais également sur un plan humain avec des politiques de l’habitat « novatrices » dans leur démarche, dans leurs conceptions et dans les partenariats.

logement soc social

PS : si vous voulez consulter les cartes que j’ai collé sur mon article (car elles sont assez petite sur mon blog), ou voir tout simplement les analyses et d’autre classement, vous pouvez toujours cliquer sur les liens que j’ai mis ;)

26/11/2006

Territoire et politique

Faire société : une construction politique ?

semivim semivim martigues martigues marseille

Pour commencer

Partenord habitat paris caen dijon lyon toulouse

Cet article pose les postulats d’une réflexion personnelle sur la notion de politique et de construction d’un territoire. Certes, cette ébauche n’est pas parfaite. Je ne suis encore qu’un jeune diplômé qui cherche du travail et qui souhaite structurer son esprit sur des questions qui l’intéresse : le territoire. Cette réflexion est venue suite à la lecture d’un article « un urbanisme politique ? » de Benoît.

partenord habitat

Je n’ai pas la prétention de dire une vérité universelle. Je tente seulement une réflexion sur la construction raisonnée et personnelle d’un territoire. Les avis de chacun par des commentaires seront important pour la construction intellectuelle a posteriori de mon raisonnement. Merci d'avance :)

logement socail

Territoire et politique : une relation systémique ?

gouvernance

Toute construction d’un territoire est fondamentalement politique. Le politique, au sens large, est le fonctionnement d’une communauté, d’une société. Sa racine vient du grecque polis, « la cité ». Il fait donc référence au collectif. Une politique urbaine efficace est donc un acte politique dans laquelle une co-construction se ferait entre l’élu, le technicien et l’habitant. Nous sommes ici dans un mode de gouvernance politique qui met donc l’homme, dans sa dimension plurielle – philosophe, usager, utopiste, pragmatique – au centre des décisions du « faire société ». La construction de la cité est donc politique car elle repose sur un ensemble de compromis. Il y a donc une relation systémique entre politique et projet urbain.

gouverance

Faire preuve de courage et d’humilité

politique

Rendre compte d’un problème sur la place publique demande souvent du courage. Certains problèmes sont passionnés. Les échanges vifs et parfois difficiles à gérer demande du recul et du temps pour faire acte d’objectivité. C’est ainsi que je parle d’humilité. Rendre compte d’un disfonctionnement urbain, souvent lié à des problèmes sociaux qui eux-mêmes trouvent leurs sources dans un contexte globale qui dépasse parfois la notion de territoire demande de l’humilité. « Faire société » n’est pas une opération facile à mettre en œuvre. C’est une construction lente, méthodique, passionnante, angoissante et co-construite. Faire acte de politique est donc de rendre tous les citoyens responsable de leur cité. Le mot « participer » devient en somme la clef de voûte d’un concept politique du territoire : le collectif doit transcender la notion individuelle des intérêts de chacun. C’est en cela que la pédagogie et la transparence sont indispensables pour rendre possible une construction "politique" d'un territoire. Participer vient du latin participare qui veut dire « prendre part ». Notons qu’il existe deux formes de participation, celle liée à l’action et celle liée à la décision. Chaque acteur est donc, de part sa sensibilité, intéressé par un angle bien précis de la notion de politique, celle d’une participation à l’action et/ou à la décision. C’est aux hommes, au sens large (vous, moi, nous), de prendre part et d’inciter son voisin à cette participation qui lui est propre. Le politique c’est également ça : une émulation collective des problèmes de notre cité. C’est pour cela que le rôle d’accompagnateur, que je pense central dans le cadre des responsabilités que j’aimerais exercer, est important. Mais il est souvent ignoré sur les questions de restructuration des territoires. Les politiques de la ville en sont un exemple.

politique

La notion de politique à travers le prisme des politiques de la ville

urbanisme politique

Nous parlons de concertation collective et de co-construction d’un territoire. Pour autant, la construction politique n’est pas réellement une conception française. Les politiques de la ville ont souvent mis les habitants, premiers usagers des territoires, dans un rôle précis cantonné à être seulement informé des actions qui vont être mises en œuvre. Peut-on voir dans l’échec des politiques de la ville ce déficit « voulu » de participation ? Certes ce discours peut déranger. Mais il faut voir la réalité en face. Nous avons construit des territoires sans les habitants. Nous en payons le prix dorénavant. Segmentation spatiale et sociale des territoires, échecs scolaire, délinquance, etc. Dans mon article « l'intégration des territoires en difficulté : l'ANRU en question ? » nous voyons bien comment des politiques globales de restructurations lourdes pour changer l’image d’un territoire peuvent avoir des effets pervers contre les premiers concernés, les habitants. Ceux-ci sont souvent devant le fait accompli, celui d’obéir à des logiques conceptuelles d’un devenir de territoire. Or, ce devenir n’est pas souvent partagé par les habitants eux-mêmes. Vous allez me dire qu’il y a un contre exemple, celui des associations qui font du lobbying sur des « détails » au détriment de l’intérêt collectif. J’avais publié d’ailleurs un article sur les méfaits du lobbying et de ses effets pervers sur un ton humoristique (merci nono pour ce cadeau, est-ce toi l'auteur ?). L’équilibre entre projet collectif et intérêts individuels est parfois difficile à mettre en œuvre. C’est ici que les notions de pédagogie et de mobilisation doivent intervenir.

urbanisme politique

Rêver pour construire

gouvernance

Construire c’est imaginer. Nous parlions du difficile consensus entre intérêt collectif et individuel. Pour autant, au lieu de les séparer je suis persuadé que ces deux notions peuvent se nourrir mutuellement d’une ingénierie prometteuse. C’est pour cela que je prône activement une une nouvelle gouvernance politique à l'échelle de l'agglomération. Empêcher par exemple les querelles de clocher du fait de stratégie individuelle me semble important dans une Europe qui met en avant la concurrence entre les territoires. Curieusement, je n’ai pas reçu de commentaire sur cet article. Suis-je si décalé que cela ? Je suis convaincu que mes idées pour développer un territoire peuvent déranger, car on m’en a fait le reproche dans deux entretiens d’embauche. Pour autant, comme je le disais, construire c’est imaginer. Sans imagination, un territoire n’avance plus, il se meurt. Le Pays basque espagnol l’a bien compris. La comparaison de Benoît dans son article entre l’urbaniste et le médecin est tout à fait pertinente. La ville est organique. Elle vit. Nous devons avoir une vision globale et non segmentaire des territoires. Chaque espace est en relation étroite de part des échanges sociaux ou marchand (et non marchand). Dénier certains espaces, c’est refuser de concevoir une cité ouverte à tous, vivante et espace de démocratie. C’est en cela que le « faire société » est un projet passionnant.

politique

Même si j’ai appris en sociologie que la notion d’objectivité et de neutralité sont des éléments essentiels pour rendre une réflexion dépourvue de prénotions, nous devons avoir en tête qu’un territoire est un espace vivant (d’où la notion de ville organique). Celui-ci évolue en fonction du temps et des acteurs présents et des mécanismes sociaux qui en découlent. Mais en tant que (futur) professionnel, il faut savoir que nous sommes également des citoyens et donc des usagers d’un ou plusieurs territoires (sans compter notre socialisation qui structure nos comportements). Dans le cadre de mon projet professionnel qui prend sens jour après jour, je dépasse les clivages politiques quand il s’agit de développer un territoire. Mais j’ai mes convictions comme Benoît : développer des logements économes en énergie, développer une gouvernance sociale et écologique au niveau d’une agglomération par des achats responsables, développer des territoires comme des « marques territoriales », intégrer les habitants dans le développement de la cité en amont comme en aval, innover en dépassant les clivages intellectuels et politiques, empêcher le cloisonnement des territoires et donc la ségrégation sociale, lutter contre l’habitat indigne par des dispositifs comme les OPAH, PRI, etc. Toutes ses prérogatives sont des sensibilités et non des faire valoir car dans la construction politique des territoires, le rôle premier des urbanistes, développeurs territoriaux, etc. est d’accompagner. Mais comme le souligne Benoît, le droit à l’impertinence n’est pas exclu.

politique

Construire ensemble

politique

Que faut-il retenir ? Une ville n’est pas une construction qui vient de l’imaginaire d’une personne, mais d’une logique de concertation. L’urbanisme est donc politique. J’irais même plus loin. Le développement d’un territoire est une construction politique tant sur le plan de la mobilisation et de la concertation des acteurs, mais également un concept de société où chacun à un rôle à jouer pour « faire société ». En un certain sens, je rejoins également Francis Cuillier et son idée de « culture urbaine partagée ».

25/11/2006

Réflexion sur les banlieues

Portrait de banlieue(s) [Partie 1]

marketing ecologique marketing ecologique

BrochureVoici une série d’articles portant sur la notion de la banlieue. Pourquoi une telle approche vous allez me dire ? J’espère à travers certains articles structurer mon esprit et mes réflexions sur cette thématique. On parle beaucoup de cette notion. On aborde la banlieue souvent sous un angle médiatique et non sous un aspect sociologique, urbanistique ou environnemental. La banlieue n’est pas simplement un espace annexe à un centre ville, c’est aussi un lieu de vie qui s’est construit en fonction de nombreuses variables. Parler de la banlieue n’est pas forcement synonyme de jeunes, de tours, d’initiatives citoyennes ni d’émeutes. Parler de banlieue c’est aussi parler d’un territoire faisant parti d’une agglomération.

environnemeent

Tentative de définition

cout ecologique

La banlieue est un territoire qui entoure une grande ville et qui, tout en étant administrativement autonome, est en relation étroite avec elle.

cout écologique

Dans le magasine Géo du mois de novembre 2006 j’ai pu trouver des « portraits de banlieues » qui tranche avec notre conception du sens commun de cette notion. On peut y observer que la banlieue est plurielle. Celle-ci recouvre des formes de socialisation et d’urbanisation qui change selon les pays. Son mode d’appropriation par les habitants est également intéressant. Parfois subis ou choisi, la banlieue présente un panel de trajectoires sociales dont la diversité fait une mosaïque aux contours passionnants à « dépeindre ».

coour ecologique

La fin du rêve américain : la banlieue victime de la flambée du prix de l’énergie ?

périphérie

Timg_2746_gare_sncf_train_horaires_guillNotre tour d’horizon commence par les Etats Unis. Ce pays précurseur d’un concept de société occidental et de consommation donne aujourd’hui, de part le contexte économico-environnemental difficile, des signes de réflexions sur les biens fondés de son « modèle » des banlieues. La culture américaine s’est construite autour d’un type de développement, les banlieues. Les « suburbs » devaient être un havre de paix, une sorte de campagne au paysage réorganisé avec des arbres, pelouses et espace pour familles heureuses et sans histoire. Ce modèle, ce concept de société lié à un territoire, pris forme avec des milliers de kilomètres carrés à la géométrie invariable à la périphérie des grandes villes. Des rues à angles droits, le long de boulevards rectilignes firent émerger des blocs de maisons pas chères, préfabriquées en série nommés par les habitants eux-mêmes les McMansions (en référence à McDonald’s). Le banlieusard américain a inauguré la vie occidentale moderne avec ses codes et son mode de consommation que nous connaissons.

banlieue

Ce type d’aménagement est lié au rejet moral de la vie urbaine avec ses dérives supposées  (nous en avions parlé avec l’histoire de la big apple). Les suburbs américain sont aussi associé au goût prononcé pour l’individualisme propre à la culture du pays de l’oncle Sam. Ces caractéristiques incitent les américains à fuir les centres urbains pour une périphérie plus calme, plus proche d’un rêve américain. Dans un contexte d’énergie bon marché, la banlieue s’est développé et a nourri en retour l’imaginaire américain avec ses rêves et son insouciance. Aujourd’hui, 60 % des américains habitent suburbia. Auparavant fief de l’Amérique blanche, les suburbs accueillent désormais 38 % des noirs, 58 % des asiatiques et 50 % des latinos.

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La fin d’un rêve ?

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Side_capTout rêve a une fin. Les américains commencent à le constater. Dans ce siècle qui voit de plus en plus les matières premières comme des denrées rares et onéreuses, les Etats-Unis s’interrogent. L’énergie n’est pas un produit standart puisqu’il dépend d’une demande mondiale en constante croissance et à des réserves limitées. James Howard Kunstler annonce même la fin de la banlieue à cause de l’épuisement des réserves de pétrole.

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Eos_front_end_of_suburbia_urbanisation_bEst-ce l’effondrement du rêve américain ? Les changements climatiques étayés par Al gore et son film « Une vérité qui dérange », les dégâts de Katrina, la destruction de la Nouvelle-Orléans montrent que le modèle de consommation de l’espace des suburbs doit changer. Suburbia devient un mode de gestion des territoires qui n’est plus possible à reproduire puisqu’on commence à parler du coût écologique de la banlieue.

ba banlieue

Voici une petite vidéo du coût écologique de suburbia :

http://www.youtube.com/watch?v=qHr8OzaloLM

22/11/2006

Territoires et politique de la ville

L’intégration des territoires en difficulté : l’ANRU en question ?

ANRU

L’objectif de cet article est de penser et de réfléchir sur les concepts actuels qu’on utilise pour réinsérer un territoire dans un espace global, celui de la ville et de son agglomération.

politique de la ville mulhouse

L’objectif des politiques de la ville…

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6754511_p_savoir_lecture_ingenierie_terrDans une société conçu comme un « marché », l’espace est lui aussi tenu à des tensions. Ces tensions entraînent de part des logiques d’acteurs des césures entre différents territoires dont certains sont relégués socialement et économiquement. La politique de la ville a été mise en œuvre pour remédier à la crise urbaine et sociale que connaît notre société. Son ambition est ambitieuse. Elle peut se caractériser à deux niveaux : des interventions physiques ou sociales dans les quartiers en difficulté, et des actions plus larges touchant toute une agglomération comme les transports, le logement pour répondre aux attentes des habitants et au développement à plus long terme des collectivités.

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…dont les résultats restent difficilement quantifiable

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Les émeutes urbaines de novembre 2005 en France ont fait ressortir (de nouveau) le malaise de certains des territoires nommés banlieues. Ce malaise est-t-il urbain, social ou économique ? Dans ces territoires souvent stigmatisés par des médias avides de sensationnel, une crise identitaire peut également faire parti du lot.

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Urbanisme : le social à l’étroit

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Le programme national de la rénovation urbaine (PNRU) lance de nombreux objectifs qui sont très ambitieux. La politique ainsi mise en oeuvre doit donner un « coup de fouet » salutaire aux politiques territoriales menées depuis plus de 20 ans sur les sites sensibles : les banlieues. Malheureusement, les projets ne s’inscrivent pas dans une vision globale du renouvellement urbain. Le remodelage du bâti prime sur la transformation sociale nécessaire des quartiers.

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Dans l’esprit de ces initiatives, on intervient au nom d’une concentration de problèmes sociaux (que l’on pense atténuer en répartissant sur un territoire plus vaste) apportant de ce fait une réponse par l’urbain aux questions sociales par le retour des classes moyennes dont la proximité spatiale serait génératrice de proximité sociale. Or, dans les constats sociologiques, Chamboredon et Lemaire ont montré le contraire.

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La méthode ANRU est donc à double tranchant. D’un coté elle génère un univers sûr : elle  repose sur des engagements, sur des contrats, des crédits sanctuarisés, etc. L’article du Monde du 24 février 2005 montre qu’elle a su s’imposer dans le champ de la politique de la ville. L’idée d’un guichet unique est semble-t-il une idée neuve, simple et rassurante devant la complexité du « faire société ». Mais derrière la simplification des procédures, un problème de méthode prégnant peut entraîner des effets pervers. On observe un affaiblissement de la prise en compte des habitants. Les opérations de démolition peuvent entraîner des situations qui parallèlement peuvent être désastreuse. Le recours à des prestataires extérieurs pour faire fonctionner des « cellules de relogement » n’est pas sans poser problème. En effet, l’on n’est pas loin de penser au système des cellules de reclassement qui interviennent à l’occasion de plans sociaux dans les entreprises. Pourquoi un relogement serait moins encadré du point de vue de la protection du locataire qu’une simple réhabilitation ? Au final, les projets en phase de montage dans le cadre des financements de l’ANRU sont loin de faire l’unanimité. On fait des « compromis » où l’on démolie qu’un bâtiment ou deux sans que l’on donne à voir vraiment en quoi, l’on va, par cet acte, véritablement « renouveler » le quartier. La question de la formulation d’un véritable projet social de territoire est donc toujours d’actualité dans le paysage de la politique de la ville.

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L’esprit de la ville selon J. Donzelot

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Jacques Donzelot dans un article du Monde datant du 14 avril 2006 disait que l’Etat français considérait l’espace urbain comme un « problème » plutôt que comme une ressource mobilisable. Si bien que les politiques publiques se déploieraient au détriment de « l’esprit de la ville ». Le « faire société » ne peut se construire en y imposant la mixité sociale. Il vaut mieux faciliter la mobilité qu’imposer la mixité en augmentant la capacité de pouvoir des habitants à l’occasion des rénovations au lieu qu’ils vivent celles-ci comme une perte de la faible emprise qu’ils ont sur leur vie. On peut également, selon J. Donzelot, augmenter la marge de choix des parents quant à la scolarité de leurs enfants ou accorder les marchés publics aux entreprises qui emploient les jeunes des cités, etc.

19/11/2006

Mobilité en France

Développer de nouveaux modes de transport : le tram-train

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La mobilité est au cœur des préoccupations. Comment se déplacer d’un point A à un point B si l’offre de mobilité se cantonne à la voiture ? L’engorgement des villes et plus particulièrement la pollution qu’engendre nos voitures entraîne une dégradation de notre cadre de vie et demande de nouvelles solutions. En regardant LCI puis son site internet, j’ai pu apprécier l’initiative du tram-train.

mobilité

Eviter des temps de trajet long

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2241181_224Les déplacements domicile/travail s’allonge. Souvent, nous alternons sur notre trajet les modes de mobilité : train, bus, métro, tram, etc. Devant l’augmentation continue des déplacements des Franciliens pour quitter leur commune et gagner leur lieu de travail (une augmentation de 13,5 % entre 1999 et 2003), une solution a été apporté, le tram-train. Inauguré par Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF, et Jean-Paul Huchon, président du STIF et du Conseil régional d’Ile-de-France, le tram-train est une première réponse empirique aux problèmes d’engorgement. Le tram-train circule entre Bondy et Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis.

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Les initiatives manquent et doivent rapidement se concrétiser sur le terrain. Selon une étude de l’Atelier parisien d’urbanisme (APUR), à l’horizon 2020, la banlieue parisienne est menacée de congestion. Les conséquences peuvent être grave sur un plan économique et écologique.

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Une première en France

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Ce tram-train est une première en France. Conjuguant les avantages du tram et du train, il roule sur une ligne de 8 kilomètres.

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Une cacophonie de projets souvent contradictoire. Il faudra choisir et vite.

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150pxparis_metro_entrance_sainteopportunD’autres projets, tout aussi intéressant sont à l’étude. L’association Orbival souhaite voir la création d’un métro en rocade pour traverser le Val-de-Marne en 30 minutes. Ce métrophérique ferait le tour de Paris pour relier les villes de la petite couronne tout en étant relié à toutes les lignes de métro existantes. Le projet transporterait 5 millions de personne. Le potentiel est là. Ce projet est défendu également par le PDG de la RATP, Pierre Mongin et les élus d’Ile-de-France. L’autre avantage de ce projet serait de désengorger le métro parisien intra-muros, liaison obligé de banlieue à banlieue. Malheureusement, même si le projet du métrophérique semble alléchant sur le papier il risque de peser lourd sur le budget des collectivités locales franciliennes. De plus, ce projet entre en concurrence avec la Tangentielle Nord, prévu de relier en 2016 Sartrouville à Noisy-le-Sec avec des correspondances pour toutes les lignes du RER. Mais la concurrence ne s’arrête pas là. Les projets de tramways, comme le Tram'y destiné à relier Saint-Denis à Villetaneuse Université et Epinay-sur-Seine serait aussi à l’étude.

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Les projets, de part leur aménagement, la technologie employée et le coût de construction et de gestion vont sûrement entraîner des jeux d’acteurs et du lobbying important dans les 5 prochaines années.

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Ma réflexion

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Climat_se_rechauffe_changement_climatiquLe tram-train semble plus adapté aux métropoles régionales. Les problèmes d’engorgement de l’Ile-de-France demande d’autres solutions car souvent, multiplier les modes de mobilité sur un déplacement demande de la coordination et du temps pour l’usager. Le projet doit être performant sur le « temps de trajet » et doit demander des coûts de gestion raisonnable. Le projet de la Tangentielle Nord est semble-t-il une réponse intéressante et rapide car la voie ferrée existe déjà.

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