Loger les sans-abris : quelles solutions ? (Parti 1)
Un rapport réalisé par la présidente de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale concernant le dispositif d’accueil des sans abri en Ile de France a été rendu public et permet de mettre en lumière certaines solutions a court et moyen terme. Face à l'accroissement du nombre des sans abris et des tentes dans la capitale, ce rapport propose l’ouverture toute l’année et 24h sur 24 des lieux d’hébergement d’urgence des sans abri en plus du développement des maraudes qui consiste à aller à la rencontre des personnes se trouvant à la rue. Le rapport observe que l'augmentation de l'offre de place disponible dans la région et dans Paris augmente. Mais malheureusement, les places disponibles restent insuffisantes pour accueillir une population sans logement. Le quart monde est bien une réalité sociale et économique...
Actuellement, les dispositifs d’accueil se divisent aujourd’hui entre les Centres d’Hébergement d’Urgence, les Centres d’Hébergement et de Réinsertion Sociale et, à défaut de places, un certain nombre d’hôtels.
Etat des lieux des solutions actuelles :
*Les centres d'hébergements d'urgence (CHU) accueillent pour une nuit à quelques mois.
*Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), généralement géré par des associations, propose une prise en charge individualisée qui doit être accepté par la personne accueillie. Une équipe pluridisciplinaire s'occupe de l'accompagnement social. La durée de séjour est limitée à 6 mois mais peut être renouvelé. Les personnes sans ressources sont prises en charge par l'aide social de l'Etat. Les personnes hébergés ont la possibilité de prendre en charge une parti des frais liée à l'hébergement et à l'accompagnement en fonction de leur revenus.
*Les maisons relais accueillent des personnes en grande difficulté d'insertion sociale, ne pouvant accéder à un logement ordinaire. Ce dispositif ne s'adresse pas aux personnes dont la priorité est l'insertion et qui doivent plutôt être orientées vers le logement temporaire de type résidences sociales.
*Les résidences sociales sont une solution temporaire de logement en attendant de trouver une autre solution adaptée ou un logement définitif. Mais cette solution ne concerne pas les sans-abri.
*A défaut de place, il reste la solution de l'hôtel, mais souvent peut adopté aux conditions de réinsertion et très coûteuse pour la collectivité (même si une partie des frais est prit en charge par la DDASS).
*Pour les demandeurs d'asile, il existe une solution adaptée nommée les Centre d’ Acueil pour les Demandeurs d’ Asile (CADA).
Des solutions qui doivent être adaptée en fonction du profil sociologique et physiologique de l'individu...
Accueillir et réinsérer des individus est une tâche qui demande une réflexion sur les solutions à apporter. Les solutions actuelles, qui ont le mérite d'exister, ne sont hélas pas adoptées aux différents profils que les acteurs de terrain peuvent rencontrer. On peut rencontrer des situations qui ne conduiront pas vers une totale autonomie et de réinsertion vers l'emploi. L'exemple des personnes âgées est tout à fait symptomatique de cette réflexion dans la mesure où l'on doit proposer des dispositifs spécifiques en fonction de leur niveau de dépendance. La loi du 11 février 2005 a mit en place les Maisons du handicap. Mais les solutions restent encore à inventer...
...mais ces solutions ne peuvent être viable si l'offre des logements sociaux n'est pas assez importante.
On constate une saturation des dispositifs comme les Centre d'hébergement d'urgence ou les CHRS. La question est comment rendre le système efficace si l'on ne peut pas proposer une sorti d'un CHU vers une maison relais ou un CHRS faute de place dans ces dernières structures...et comment proposer un projet de réinsertion pour sortir des maisons relais et des CHRS si les individus ne peuvent être solvable pour un logement de droit commun vu les prix de marché actuel ? Il faut se rendre à l'évidence, nous marchons sur la tête, le circuit est bloqué. Nous ne pouvons parler de réinsertion si le parcours résidentiel est bloqué en amont comme en aval...Il faut donc réintroduire de la fluidité dans le parcours résidentiel. Mais la pénurie de logement bon marché est sans aucun doute un obstacle majeur pour permettre le désengorgement des CHRS et des maisons relais.
On constate un peu partout une augmentation des loyers et une offre peu importante pour les individus aux revenus modeste. Mais les logements deviennent plus onéreux aussi du fait des normes de qualité appliquée lors des opérations de renouvellement urbain aux logements neufs mais aussi, au fil des réglementations, au parc existant.
Les solutions existent déjà ?
D'après le rapport, les solutions existent déjà par le Plan de cohésion social, la Loi d'Engagement National pour le Logement (ENL) et le plan triennal de renforcement et d'amélioration du dispositif d'accueil et d'hébergement ou le Plan psychiatrie et santé mentale. Reste à mon avis peut être un manque de moyen financier pour pouvoir réaliser cette réinsertion par le logement puis par l'emploi...
















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