Introduction

  • Partageons ensemble une vision territoriale neuve et démocratique

    Bonjour, je me nomme Guillaume Morin, actuellement ingénieur au Programme de Rénovation Urbaine de la ville de Charleville-Mézières (département Ardennes, 08), je me propose à travers ce nouveau média de parler, partager et de commenter l’actualité du développement territorial. Espace de dialogue , ce blog est un lieu de partage. L’échange avec les citoyens (élus, institutionnels, habitants, chargé de mission, étudiants, etc.) demeure le plus riche laboratoire de communication et que les idées novatrices susceptibles de favoriser une démocratie participative ne manquent pas.

    Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog. Le développement territorial est une transformation (du territoire, sociale, etc.) vers un mieux-être global, au moyen de démarches de projet, avec valorisation des ressources locales dans une vision à long terme. La mission du développement territorial est d’impulser, concevoir et animer des projets qui s’inscrivent dans une politique territoriale de développement durable, d’anticipation des mutations et dans une démarche de démocratie participative.


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Histoire de dire...

15/02/2007

Etre propriétaire...

Logement et argent : où en est-on ?

logement social

La vidéo est très intéressante. Pour autant l’image donnée au début du logement social pose problème dans la mesure où depuis 15 ans ce type d’habitat a connu une révolution « architecturale ». A part ceci, les informations sont captivantes.

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A retenir :

  • les maisons mitoyennes pour économiser l’espace
  • les économies d’échelles
  • terrain offert ou foncier différé
  • les frais de dossier réduit

Conséquence :

- Le marché immobilier sera moins tendu

- Les ménages peuvent devenir propriétaire

- Permettre la mixité sociale

Le problème de la maison à 100 000 euros (ainsi que les maisons de Ploermel à 70 000 euros) pose des questions en terme de consommation d’espace, de coût écologique des constructions et des conséquences de nos modes de vie avec l’utilisation accrue de la voiture.

Le projet Borloo compte combattre la pénurie de logement par l’accession sociale. Le pass foncier est une réponse pour permettre aux ménages de devenir propriétaire. Mais il y a un problème. Peut être je me trompe, mais j’ai l’impression qu’on "diabolise" le logement social. Ceci étant, l’outil pass foncier est intéressant.

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23/12/2006

Le coût de l'habitat individuel et collectif

L’habitat individuel : l’urbain en question ?

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MaisonroseNous avons vu dans un précédent article que les lotissements pavillonnaires étaient anti-urbains. Cristina Conrad, architecte et présidente de l’ordre régional des architectes d’Ile-de-France, posait la question de l’identité des territoires. Les lotissements en France se ressemblent et l’architecture propre à chaque région est semble-t-il laissé de coté au profit de budget dont il faut respecter l’enveloppe. Cristina Conrad pose selon moi de vraies questions, notamment sur la consommation d’espace, d’énergie et sur la fragilité budgétaire des ménages qui se sont installés dans une maison en zone périurbaine. Or, un article du Monde du 14 mai 2001 constate une autre réalité. Christian-Louis Victor, président de l’Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI) a confié à l’Association d’études foncières (ADEF) une étude, cofinancée par le Crédit foncier, sur l’impact de l’habitat individuel sur les coûts pour la collectivité et les ménages.

urbanisation

L’habitat individuel ne coûte pas cher par rapport à l’habitat collectif

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Carte20des20maisonL’étude montre tout d’abord que le coût de construction d’un mètre carré habitable de maison individuelle est toujours inférieur à celui d’un mètre carré en immeuble (5 000 francs contre 6 500 francs en 1997). Plus la taille des opérations est conséquente, plus les coûts sont élevés à cause des parkings, parties communes, ascenseurs et terrains de sport ou réseau de chauffage collectif qu’il faut adjoindre. En ce qui concerne la question des charges communales, notamment sur les coûts de collecte des ordures ménagères selon la forme urbaine, les conclusions sont également surprenantes vis-à-vis de l’opinion du « sens commun ». L’habitat individuel avec sa faible densité augmente les distances, mais a contrario une densité forte rallonge le temps de collecte. Au final, le coût de ce service public, si on analyse l’étude du budget de 250 communes de la grande couronne parisienne, montre que les dépenses de fonctionnement par habitant dans l’habitat collectif s’élèvent à 6 750 francs par an, contre 4 320 francs en quartier pavillonnaire.

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Les conséquences d’une politique urbaine en faveur de l’habitat individuel

logements socaiux

Recherche_loupe_ingnierie_aide_la_decisiConstruire sa maison en zone périurbaine entraîne des comportements et un mode de vie dont la voiture est un élément essentiel pour la mobilité. Cette mobilité a des conséquences sur la pollution et la consommation d'énergie. Ce mode de consommation de l’espace remet en cause sociologiquement les modes d’appropriation d’un territoire et interroge sur le devenir des zones pavillonnaires. L’étude ne questionne pas cette interrogation qui est pour moi le centre de mes préoccupations. Les économies dont peut bénéficier une collectivité, au travers de cette étude, ne mettent pas en avant les coûts globaux de mise en œuvre de cette politique urbaine. La somme des intérêts individuels n’entraîne pas forcement l’intérêt général. La généralisation de ce type de consommation de l’espace entraînera des conséquences irréversibles sur notre environnement et donc a posteriori risque de nous apporter une « facture collective » sans précédente.

11/12/2006

Maison écologique

L’architecture climatique

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Tout d’abord avant de parler de cette notion, il semble opportun de la définir. L’architecture climatique est une conception de la construction en fonction d’éléments naturels comme le climat tels que le soleil, la pluie, le vent, la température, etc.

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L’architecture climatique est peu cher et réduit les besoins en chauffage et en climatisation d’un bâtiment. Le principe permet d’économiser de l’énergie grâce à l’architecture de l’habitat adaptée au climat en captant le rayonnement solaire, en stockant l’énergie ainsi captée, distribuer cette chaleur dans le bâtiment et éviter les déperditions dues au vent.

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Voici un schéma pour la construction d'une maison ou d'un bâtiment de ce type :

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L'apport solaire : une chance

bailleur sociaux

Il faut faire un distinguo entre la façade sud et nord. La façade sud sera largement vitrée pour recevoir de la luminosité et emmagasiner de la chaleur. Les ouvertures sur la façade nord seront minimum. Pour réduire les risques de surchauffe, il convient de se munir de protections solaires pour les baies orientées au sud et à l’ouest. Des volets, végétations à feuilles caduques ou des avancées de toit (comme la vidéo ci-dessous le montre) devront normalement faire l’affaire pour réduire ces problèmes de surchauffe.

opac

logement social

Stocker les apports de chaleur

immobilier

Le besoin des hommes est continu dans un logement. Or, les apports solaires sont limités dans la journée. Il faut donc stocker une partie de cet apport naturel. Le stockage énergétique est un principe simple. Par l’inertie thermique, c'est-à-dire la capacité d’un matériau à accumuler puis à restituer un flux thermique, nous pouvons répondre aux besoins continus des hommes. Une pierre, un mur ensoleillé reste chaud relativement longtemps après le coucher du soleil.

logement social

L’inertie thermique dépend de 2 variables propres aux matériaux : la diffusivité thermique, autrement dit la capacité à transmettre une variation de température, et l’effusivité qui se caractérise par la capacité du matériau à absorber et restituer une puissance thermique. Les matériaux de construction sont assez proches les uns des autres du point de vue de la diffusivité. Le point important à surveiller est l’effusivité. Il existe d’importantes variabilités selon les matériaux choisis. Plus l’effusivité est élevé, plus le matériau peut stocker de la chaleur. Pour atténuer les variations de température intérieure dues aux apports solaires (vitrages) ou de la ventilation, il est impératif d’avoir des parois intérieures de forte effusivité permettant de créer une inertie d’absorption.

opac

Répartir la chaleur dans le bâtiment

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Les pièces généralement occupées par un ménage durant la journée doivent de préférence être orientées au sud (apport de soleil important). Les chambres, par exemple, seront situées au sud et à l’est profitant du lever du soleil tout en gardant une certaine fraîcheur en fin de journée. En ce qui concerne les espaces de rangement et de circulation qui ont besoin de peu de lumière, on préférera un emplacement au nord (escaliers, WC, salles de bain, buanderie, garage, etc.). Ces pièces ne doivent pas avoir de grandes ouvertures pour éviter de se refroidir au contact du vent froid du nord. De part cette fonctionnalité, on appellera ces pièces « espaces tampons » car elles protègent le reste de la maison d’une perte d’énergie thermique.

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opac

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Comment réduire les pertes de chaleur avec le vent ?

logirem

Pour réduire l’impact du vent sur les pertes de chaleur, il vaut mieux préférer une habitation compacte car elle va consommer moins d’énergie. Pour réduire la surface d’échange avec l’extérieur il suffit d’enterrer certaines parties du bâtiment. Les terrains en pente deviennent désormais intéressants ! Il existe une autre solution qui peut également compléter les 2 solutions citées plus haut. Dans la proximité du bâtiment, on peut y introduire des haies végétales, barrières en bois, talus, etc. pour réduire le vent et donc ses conséquences.

maison écologique

OPAC

De nombreux renseignements figurent sur ce site. J’ai pu réaliser cet article grâce à celui-ci et à des journaux que j’ai récupéré à la bibliothèque.

09/12/2006

Révolution immobilière

La maison à 50 000 euros : Ploërmel donne une réponse à la crise du logement

opac  opah

J’avais écris un article sur le logement discount. Rappelez-vous, je parlais de la maison à 50 000 euros de la commune de Ploërmel. Idée géniale sorti de l’esprit du maire, Paul Anselin, la maison à 50 000 euros permettra à des personnes aux ressources modeste d’accéder à l’accession sociale. Est-ce la fin de la crise du logement en France ?

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Une réponse pragmatique

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Maisons_50_000_euros_ploermel_anselin_paLa commune de Ploërmel, située près de Vannes et de l’étang de Duc, apporte aujourd’hui une solution neuve et courageuse aux problèmes du logement pour les classes modestes de notre pays. Elle donne l’opportunité de devenir propriétaire à des prix très compétitif. Locataire pendant un an, la personne bénéficiant de ce programme pourra dès la deuxième année choisir l’option d’achat pour une somme de 400 euros environ par mois, soit un loyer HLM, pour devenir propriétaire d’une maison au bout de vingt ans.

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L’immobilier en France est devenu une « folie ». Véritable marché spéculatif, ce problème sociétal de premier plan génère souvent des débats vifs.

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La solution de la commune de Ploërmel, portée par son maire, Paul Anselin, mérite qu’on s’y attarde. Au début on parlait d’une maison à 50 000 euros mais au final elle coûtera 70 000 euros. Même si son coût a été revu à la hausse, il n’en reste pas moins que cette solution est très intéressante économiquement.

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Ces maisons sont réservées aux habitants modestes de Ploërmel (comme les mères élevant seule ses enfants) car la commune, les artisans locaux, ou encore la région, financent une partie de ces maisons.

dijon caen marseille  lyon

Un effort collectif pour un résultat étonnant

guillauem morin

Je crois très fort au maillage et à la mise en réseau des compétences. Je crois également aux partenariats public et privé qui sont souvent la possibilité de générer des synergies pour un territoire. Le résultat de ses maisons à 70 000 euros est le fruit d’un effort collectif où des hommes (et femmes), autour d’un projet ambitieux, ont réussi à mettre au point une idée moderne et à tenir leurs engagements. Tout d’abord, le secret de ce prix peu élevé est la préfabrication. La mairie a cédé ses terrains pour une somme symbolique et les propriétaires, constructeurs, notaires vont faire des efforts financiers. Pour moi c’est un véritable « projet » pour un territoire.

guillaume morin

Mettre en place des gardes fous

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Ce projet doit mettre également en place des gardes fous. Le prix raisonnable des maisons risque d’entraîner une spéculation immobilière. Pour éviter ce type de dérapage, instaurer des gardes fous est indispensable. Mon précédent article montre que des outils sont nécessaires pour éviter des plus values. N’ayant pas trouvé de véritable information sur ce sujet, je ne sais pas si la mairie a pensé à cette interrogation que je me pose.

08/12/2006

Le problème de la spéculation immobilière

Les spéculations en accession sociale. Comment éviter ceci ? 

spéculation foncière

Voici un petit article que je trouve intéressant. Il s’agit de connaître les moyens d’intervention pour éviter une spéculation dans le cadre de la revente d’un appartement suite à une accession sociale. L’article présent mettra en lumière les moyens d’intervention des coopératives HLM.

probleme foncier

Négociation avec la collectivité territoriale

hlm

Lors de la négociation foncière entre la coopérative HLM et une collectivité territoriale, cette dernière peut demander suite à l’effort financier qu’elle concède, d’imposer certaines règles comme le type de ménage pouvant bénéficier des logements, l’exigence d’occuper le logement en tant que résidence principale.

logement social

Prévenir la spéculation

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Pour éviter une possible spéculation, l’encadrement est nécessaire par le biais d’une clause qui figurera sur les actes de vente. Pour cela, 3 méthodes sont utilisées par les coopératives d'HLM :

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à le droit de préemption ;

à la clause de sauvegarde ;

à la clause de réméré avec pacte de préférence.

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Tphoto_018_town_by_night_ville_urbain_ruLe droit de préemption : La coopérative d’HLM se donne le droit d’inclure dans le contrat de vente un paragraphe faisant référence au droit de préemption en cas de session du bien immobilier.

bailleur social

La clause de sauvegarde : La collectivité peut en cas d’aide importante, dans certains cas, en plus du contrôle de cessions ou mises en location, que les subventions destinées aux opérations d’accession sociale puissent leur être rétrocédées entièrement ou partiellement.

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La clause de réméré avec pacte de préférence : Cette clause permet, pendant 5 ans, au vendeur de se réserver le droit de racheter à son initiative le bien vendu sans opposition de l’acquéreur. Le pacte de préférence oblige l’acquéreur à proposer son bien en premier à la coopérative d’HLM qui de fait à la garanti d’avoir connaissance du prix de vente et pourra ou non mobiliser la clause de réméré.

06/12/2006

Répondre à l'habitat indigne...

La résidence hôtelière à vocation sociale : nouvel outil pour répondre aux problèmes d’hébergement des personnes en grande difficulté

habitat indigne

Timg_24382_a_lheure_date_horloge_guillauLa loi du 13 juillet 2006 portant Engagement national pour le logement crée un nouvel outil pour l’hébergement des personnes en grande difficulté, la résidence hôtelière à vocation sociale. Les logements sont équipés et meublés, offerts en location pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois à une clientèle qui peut éventuellement l’occuper à titre de résidence principale. L’exploitant doit être agréé par le préfet du département d’implantation. Le prix de nuitée doit varier en fonction des conditions de financement de la structure.

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La mission de la résidence hôtelière à vocation sociale

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La résidence hôtelière à vocation sociale entend lutter contre les marchands de sommeil. Outil pour reloger les familles en difficulté, la résidence hôtelière doit être une étape, et non un « sas » pour les ménages dans le cadre de leur parcours résidentiel. A mon avis, elle pourra aussi servir lors d’OPAH ou de programmation de démolition de bâtiments dans un projet ANRU.

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Adapter le logement comme un « produit » devant répondre à des besoins spécifiques

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L’immobilier est un secteur très sensible. Je considère que le logement fait parti des « besoins primaires » d’un homme. En ce sens, il faut donc adapter et offrir un panel de biens immobiliers devant répondre aux différents cas de notre société et de ses problèmes sociaux. Les problématiques du logement temporaire et des sans-abri demandent réflexion et une adaptation de l’offre immobilière. Les enjeux se situent dans ce sens. Pour implanter ensuite une structure « spécifique », les professionnels doivent faire preuve de pédagogie pour faire comprendre aux habitants que l’implantation d’une résidence sociale ou d’une résidence hôtelière à vocation sociale n’est pas un problème. Au contraire, cela participe au développement du quartier, à la mixité sociale et à une solidarité territoriale.

OPAH

Nota Bene : Suite à un courriel de Mandine Gauthier, je me suis permis de faire cet article pour répondre en parti à ses interrogations. Des que j’aurai du temps, je ferrai un courriel pour essayer de répondre à ses questions J

30/11/2006

Logement discount

Les réalités du logement en France : quelles solutions ?

logement discount

Face au manque de logement, la France construit : maisons, lotissements, etc. On estime à 440 000 environ le nombre de logements sortis de terre pour 2006. Malgré cela, on parle toujours de « crise du logement » et de flambée de l'immobilier.

logement vert

Dans l’analyse du marché, le gros de la production est constitué de maisons individuelles, pour la plupart construites à l’initiative de particuliers, sur leurs propres terrains, ce qui fait d’eux les premiers producteurs de logements. En ce qui concerne le logement social, la construction reste faible malgré une petite augmentation de la construction. 65 000 logements produit en 2006 contre 55 000 en 2005 dont 38 %, soit 25 000, relevant de la catégorie intermédiaire, et donc financièrement inaccessibles pour les ménages modestes.

urbanisme vert

Les solutions, quelques pistes.

immobilier vert

La situation des plus pauvres reste difficilement solutionnable en matière de logement. Mais pour les ménages modestes, des solutions peuvent exister…

maison borloo

1) La maison Borloo…

guillauem morin

Depuis fin 2005, la maison Borloo à 100 000 euros a pour objectif de permettre aux ménages modestes de devenir propriétaire de leur pavillon. Une charte a été même rédigée pour lancer ce dispositif « très médiatique ». Désormais, les maires sont invités à intégrer cet outil dans le développement de leur territoire pour développer l’accession sociale à la propriété.

guillaumemorin

Les maisons devront avoir une surface habitable d’au moins 85 m², « clés en mains », sans finition restant à la charge de l’acquéreur. Ces maisons auront également un niveau de performance technique élevé avec des économies d’énergie de 15 % par rapport aux normes actuellement en vigueur. Les maisons à 100 000 euros s’inscrivent donc dans une démarche de développement durable et d’économie d’énergie pour leurs propriétaires.

guillaumem morin

…concept ou réalité ?

guillauem morin

Un article du Monde datant du 10 novembre 2005, montre que les réalités du terrain sont parfois cruelles face à l’utopie politique. Le concept Borloo, lors d’un premier programme de 44 maisons à Val-Fourré (Mantes-la-Jolie), est plus cher que prévu. Le prix des maisons, 120 000 euros, n’intègre pas le coût du terrain.

guillaume morin

2) Mieux que Borloo : la maison à 50 000 euros

developpement territorial weblog

J’ai pu constater, assez surpris, que le concept de maison « pas cher » commence à se développer. Après la Logan de Renault, l’immobilier devient discount avec le concept de maison à 50 000 euros. La commune de Ploërmel inaugure une nouvelle conception de l’habitat : l’immobilier en accession sociale au prix d’un loyer de 400 euros pendant 15 à 20 ans ! La vidéo montre que les logements proposés sont de qualité. Ces maisons sont réservées aux habitants modestes de Ploërmel (comme les mères élevant seule ses enfants) car la commune, les artisans locaux, ou encore la région, financent une partie de ces maisons. Au final, il est à noter que la maison coûte réellement 75 000 euros.

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3) L’immobilier discount par Bouygues

guillaume guillauem morin

Bouygues se lance dans l'immobilier discount. Par le biais d’une filiale, Maisons Elika, Bouygues se lance sur le créneau de la maison sociale pour les ménages disposant d’un revenu inférieur à 2 500 euros nets par mois. Au final, la maison de Bouygues coûtera 145 000 euros pour 83 m², hors frais de notaire, et peut être sans les finitions, mais terrain compris. La maison sera bien équipée (3 chambres par exemple). Le prix sera le même partout en France, la localisation des opérations étant déterminée par le prix du foncier.

guillaume morin

4) Acheter le bâtiment puis le terrain : une formule de « différé foncier ».

guillauem morin

Francis Mayer, directeur général de la Caisse des dépôts et consignation (CDC) et Jean-Louis Borloo, ministre de la cohésion sociale ont présenté un nouvel outil pour aider les ménages modestes (aux barèmes HLM) à acquérir leur résidence principale, avec une charge de remboursement équivalente à un loyer HLM. L’idée est de dissocier l’achat de la construction de celui du terrain. L’achat est donc étalé sur une période plus longue mais permet en contre partie de rembourser un prêt à un coût moindre. La mise à disposition du terrain sera gratuite dans la phase de remboursement du prêt lié à la construction de la maison. En cas de difficulté de paiement, le ménage a la garantie que son logement sera repris et qu’il sera relogé. Cette formule s’ajoute donc à d’autres outils comme le prêt à taux zéro.

projet vert

5) Développer des logements écologiques : une maison pour 30 000 euros de matériaux.

projet urbain

Une habitation écologique peut être intéressante du point de vue financier. L'association Terre de vent a construit à Athée une maison bioclimatique bâtie en 15 jours et à moindre frais (environ 30 000 euros pour les matériaux), à partir de bois, paille et terre.

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6) Le prêt immobilier sur 50 ans en Espagne : quand se loger devient (TRES) difficile.

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En Espagne un nouveau type de prêt immobilier vient de voir le jour. Etre propriétaire fait parti de la tradition culturelle dans ce pays et au regard du marché immobilier qui atteint des sommets, les banques espagnoles ont proposé dernièrement un prêt de 50 ans pour acquérir un logement. Désormais, de jeunes ménages d’endettent jusqu’à l’age de 79 ans à cause de la flambée des prix de l’immobilier. On peut souscrire ce type de prêt jusqu’à 35 ans.

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Un reportage vidéo sur ce prêt immobilier de 50 ans en Espagne a été réalisé.

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7) Développer une politique d’agglomération

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Dans la ville, certains territoires comme les zones industrielles se vident et libèrent du même coup de vastes territoires intermédiaires, isolant certains quartiers, comme les grands ensemble. Une ville se pense à travers une agglomération. Il faut réaménager, reconquérir l’espace public, réduire les parkings inutiles, construire, détruire parfois, complexifier, etc. A travers une réflexion globale et concertée, pour éviter les fractures urbaines et mettre en place un projet de territoire « pour tous », il faut développer les réseaux de transports pour désenclaver les cités et certains territoires laissés à l’abandon. En requalifiant l’espace, en le reconnectant au reste de l’agglomération comme un territoire à part entière, on participe du même coup au développement de la cité et donc au développement d’une offre locative.

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Que conclure ?

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Le territoire n’est pas figé. Il bouge. Les solutions face au logement sont donc possible. Dans le cadre actuel de mes réflexions, les solutions sont :

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  • Concerter, mailler et capitaliser des initiatives pour œuvrer dans le cadre d’une politique de l’habitat efficace.
  • Faire preuve de pédagogie et d’imagination pour construire sur l’existant et densifier.
  • Développer des partenariats neufs dans des projets, dès l’amont pour intégrer des acteurs publics et privés.
  • Développer le concept de gouvernance autour de la notion d’agglomération pour vendre un territoire et proposer des services performants en terme de logement, d’environnement, réseau de transport, etc.

08/11/2006

La Sonacotra pour ses 50 ans change d’image

demander un permis de construire

Journuit_2La Sonacotra va fêter ses 50 ans. Pour l’évènement, cette SEM nationale va faire peau neuve avec un nouveau nom. Ce fut déjà le cas en 1963 avec l’indépendance de l’Algérie. Actuellement en restructuration du fait du vieillissement de ses résidents (comme de nombreux gestionnaires en immobilier social) et du contrat d’objectif signé avec l’Etat qui ambitionne de nombreuses avancées en terme -par exemple- d’offre de produits immobiliers adaptés à la situation actuelle du mal logement en France, la Sonacotra espère changer son image avec un nouveau nom. Comme l’explique son président dans le Monde du 10 octobre 2006, la Sonacotra capitalise une image négative auprès de la population, des opérateurs et des élus qui rechignent parfois à accepter un foyer sur leur territoire. Pourtant, sur les faits reprochés, la Sonacotra offre désormais une prestation de service et des locaux de qualité. Les efforts déployés afin d’améliorer la qualité des logements pour préserver une dignité à ses résidents est contrairement aux idées reçus de bonne facture. Néanmoins, certains traitent la Sonacotra de mal loger cette population (dont la forte majorité représente des immigrés), alors que d’autres disent du mal du logeur du fait de la « population » hébergée. Une situation difficile à tenir quand on souhaite changer son image auprès des gens. Sociologiquement parlant, la structure par âge et par nationalité des résidents de la Sonacotra change avec l'évolution de notre société. La crise du logement et du marché de l’emploi entraîne de profondes modifications des caractéristiques sociologiques du « locataire type ». Les français représentent désormais près de 27 % des résidents. En parallèle, les ressortissants d’Afrique subsaharienne sont de plus en plus nombreux. En ce qui concerne la structure par âge, la Sonacotra est confronté à un vieillissement de ses locataires. Des solutions, dont le contrat d’objectif signal l’urgence, doivent être apportées. La Sonacotra n’est donc plus un dortoir pour des travailleurs immigrés mais un filet social indispensable pour remédier au mal logement en France. Mais faute de solutions pérennes et d’une offre locative adaptée aux situations sociales et précaires, la Sonacotra se trouve souvent dépassée et impuissante et devient a fortiori un sas.

subvention le foncier

Moderniser son image et son offre

marketing territorial

L’apport d’un nouveau nom permet un nouveau départ, de moderniser la marque (et du même coup ses produits) et de modifier en profondeur l’image de marque auprès des usagers et de la population en général. En quelque sorte, nous avons à faire dans cette situation à du marketing territorial. La place délicate mais indispensable de la Sonacotra dans le paysage de l’immobilier français demande une réflexion à la fois professionnelle et transversale pour pouvoir améliorer son image et donc a fortiori favoriser l’implantation de cette « marque immobilière » (osons le nom) dans des territoires plutôt huppés. Actuellement, les foyers se transforment en résidences sociales, reste maintenant à trouver un nom et un logo qui permet de moderniser l’image de cette SEM nationale. A mon avis, dans le secteur de la région PACA, une campagne de promotion (si cela est possible) devrait être coordonnée par le biais de l’AROHLM avec l’appui et l’ingénierie des techniciens de la Direction régionale de la Sonacotra.

07/11/2006

Dossier : l’immobilier vert

Les logements respectant l’environnement [partie 1]

logement social permis de construire liste d'attente

TiragephotomeungVoici un petit dossier qui parle des logements respectant notre environnement. Ce dossier n’a pas la prétention de dire ni de montrer de manière exhaustive toutes les techniques pour construire et aménager son logement dans une perspective de respect de l’environnement. Néanmoins, j’ai pu lire de nombreux articles et j’ai pu recenser des idées et des réalisations qui dans un projet d’urbanisation peut permettre des avancées notable sur le plan de l’environnement et dans la consommation d’énergie propre et peu onéreuse. Nous sommes dans une démarche de retour d’expérience bien évidemment.

eco construction permis de construire

Les buildings verts

ecologie habitat logemen social inscription

Dans le magazine Ca m’intéresse du mois d’octobre 2006, un article aborde le phénomène des buildings verts. En France ce type de construction a mauvaise image. La plupart des français rêvent d’une maison pavillonnaire, symbole de liberté et de réussite sociale (même si l’idée semble être fausse car le rêve de l’accession est un mythe selon Jean Claude Driant dans un article du Monde du 20 septembre 2005). Mais pour autant, pouvons nous traduire ce modèle en terme d’aménagement quand on connaît les problèmes d’environnement de notre planète ? Dans un précédent article j'abordais la question des lotissements et de leur impact social et environnemental.

management logement socaial caisse des depots et consignations PCAC PACA

Guillement_4 C’est contre l’étalement urbain qu’il faut lutter. (Pierre Fartoux, architecte aux Ateliers Soa)

ICADE CDC Caisse des Depots et Consignations

RectangleLe grignotage des espaces naturels, l’augmentation des besoins en transport, l’explosion de la facture énergétique sont autant de problèmes à résoudre qu’il existe aujourd’hui des remèdes pour ne pas gâcher notre capital environnemental. Même si des écobilans restent à établir, l’essor incontrôlé de l’habitat pavillonnaire coûte plus cher à l’environnement que quelques gratte-ciel. Pour rendre ce type d’ouvrage intéressant pour le grand public des mesures ont été réalisé comme minimiser l’impact des matériaux utilisés. L’exemple de la tour Bank of América à Manhattan est intéressant. Les factures d’électricité seront de 40 % inférieures à celles d’un bâtiment classique grâce aux vitrages de nouvelle génération, dits « à faible émissivité » qui laissent pénétrer la lumière en garantissant l’isolation thermique. On trouve de plus en plus des stations météo automatiques commandent le déclenchement du chauffage et de la climatisation dans ce type de construction. Les coûts moyen de construction de ces tours dépassent de 2 à 10 % ceux d’un immeuble classique, les factures d’électricité, de fioul et d’eau chutent en contre partie de 20 à 50 %. Le Freedom Tower qui s’élèvera en 2011 à la place des tours jumelles inclura la première « ferme » éolienne urbaine du monde, qui assurera 20 % de la consommation énergétique de ses occupants. La tour Hearst est également une tour « verte » puisqu’elle récupère l’eau de pluie qui alimente une cascade intérieure dont le but est de rafraîchir cet immeuble de bureaux. Pour Shanghai un projet est envisagé avec des serres pour humidifier l’atmosphère et protéger les habitants du soleil. En France nous restons en retard. Dommage au vu des réalisations étrangères (dont des architectes et développeurs français participent). La ville de Paris cristallise cette frilosité avec un PLU qui interdit la construction de bâtiments de plus de 37 mètres. Même si un déblocage est semble-t-il possible (article du Monde du 16 mai 2006), la question du plafond de 37 mètres sera certainement examiné au cas par cas. Espérons que Paris soit un exemple « d’éco construction… »

environnement

28/10/2006

Un prêt Energie performance par la Caisse des Dépôts

caisse des depots et consignation energie salaire pret logement sociaux

Quadrillage_2La Caisse des Dépôts et Consignations (mon ancien employeur), institution financière publique, lance un tout nouveau prêt : le prêt énergie performance dans le but de multiplier le nombre d’HLM atteignant la norme de très haute performance énergétique. Ce prêt est dédié aux sociétés HLM désireuses de se lancer dans un objectif de production immobilière économe en énergie. Le but de la CDC est de réduire les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans le bâtiment et réduire la facture énergétique des locataires. Ce prêt est financé sur les ressources du livret A et bénéficie d’un taux de 2,45 % dû à la bonification de la CDC sur fonds propres. Cela permet aux opérateurs de logements sociaux de financer les surcoûts liés aux travaux d’économie d’énergie (soit environ 7 % du coût total de l’opération). Pour bénéficier de ce prêt le bâtiment doit pouvoir être éligible au label Haute Performance Energétique (THPE) qui prévoit une consommation d’énergie inférieur de 20 % à la réglementation en vigueur soit la RT 2005. Ceci permettant de renforcer la valeur du patrimoine des organismes de logements sociaux.

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