Introduction

  • Partageons ensemble une vision territoriale neuve et démocratique

    Bonjour, je me nomme Guillaume Morin, actuellement ingénieur au Programme de Rénovation Urbaine de la ville de Charleville-Mézières (département Ardennes, 08), je me propose à travers ce nouveau média de parler, partager et de commenter l’actualité du développement territorial. Espace de dialogue , ce blog est un lieu de partage. L’échange avec les citoyens (élus, institutionnels, habitants, chargé de mission, étudiants, etc.) demeure le plus riche laboratoire de communication et que les idées novatrices susceptibles de favoriser une démocratie participative ne manquent pas.

    Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog. Le développement territorial est une transformation (du territoire, sociale, etc.) vers un mieux-être global, au moyen de démarches de projet, avec valorisation des ressources locales dans une vision à long terme. La mission du développement territorial est d’impulser, concevoir et animer des projets qui s’inscrivent dans une politique territoriale de développement durable, d’anticipation des mutations et dans une démarche de démocratie participative.


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Histoire de dire...

28/11/2006

Les territoires ont leur podium

La France à la loupe

developpement local

A l’heure où l’on parle de communication, de compétition entre les territoires, de développement territorial et de cadre de vie, j’ai pu trouver 2 articles, l’un de l'express.fr, l’autre du Point.fr abordant ces thématiques. Ces classements ne sont pas neutres (non pas dans le sens de leurs méthodes d’analyse, mais dans les résultats qu’on obtient). Ils révèlent bien des disparités dans notre pays. On obtient une géographie de l’hexagone par items (économie, environnement, immobilier, etc.) dont les abords soulignent que d’un territoire à un autre, non seulement nous pouvons être des privilégiés dans certains domaines, mais que la France reste un territoire contrasté avec des disparités importantes.

marketing territorial

Ou_vit_on_le_mieux_en_france_classement_Par exemple, quand on regarde la carte ci-contre de l’article « où vit-on le mieux en France ? Palmarès 2006 des départements heureux en France », on observe, si on schématise rapidement, que le nord et le sud ont des distinctions bien précise.

palmares des villes ou il fait bon vivre 2007

logee logemen logement social

Ou_vit_on_le_mieux_en_france_classement__3En ce qui concerne les villes mon avis est parfois partagé. J’ai habité 3 ans à Aix-en-Provence. Je confirme que la ville est très agréable à vivre. Par contre, retrouver Dijon en cinquième place m’étonne un peu. Mais bon, mon classement est subjectif. Je m’arrête là pour les commentaires.

AIX EN PROVENCE MARSEILLE LYON PARIS BORDEUAUX NICE

logement social

Bouche_du_rhone_du_classement_par_departPour finir, j’ai mis la carte de mon département natal. Il révèle à lui seul les contrastes de notre pays. On y observe des atouts, mais également des points noirs. Que conclure ? Il reste à faire beaucoup pour développer nos territoires non seulement sur un plan économique et environnemental, mais également sur un plan humain avec des politiques de l’habitat « novatrices » dans leur démarche, dans leurs conceptions et dans les partenariats.

logement soc social

PS : si vous voulez consulter les cartes que j’ai collé sur mon article (car elles sont assez petite sur mon blog), ou voir tout simplement les analyses et d’autre classement, vous pouvez toujours cliquer sur les liens que j’ai mis ;)

18/11/2006

Réflexion sur le logement privé locatif

L’habitat indigne : besoin de maillage pour une plus grande efficacité ? Que peut-on proposer comme solution ?

OPAH

ReneJ’ai eu à faire à la problématique de l’habitat indigne lors de mon dernier entretien d’embauche. Ce fut intéressant et très enthousiasment de parler de ce type de sujet. J’ai donc décidé de faire un article sur cette question. La question de l’habitat indigne fait parti des items du développement d’un territoire. L’éradication de cette forme de mal logement pose également la question de la vacance. Je souhaite dans cet article mettre en exergue une esquisse de réflexion et j’espère avoir des retours pour analyser a posteriori au mieux cette thématique.

OPAH

Coordonner au mieux les acteurs présents localement

OPAH

La question de l’habitat indigne doit se poser localement. Il est donc préférable de raisonner sur l’agglomération. Le préfet, représentant de l’Etat, doit intégrer activement un protocole d’accord sur les objectifs à tenir avec une communauté d’agglomération, le Caisse d’Allocation Familiale (CAF), le Conseil général et l’Agence Nationales pour l’Amélioration de l’Habitat (ANAH). Personnellement, j’aimerais également intégrer la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) car leurs expériences avec l’ANRU et le tout dernier prêt Performance énergie peut être intéressant comme complément d’outil et de réseau.

OPAH

Le préfet avec le président de la structure intercommunale doivent prendre leurs responsabilités et mettre les outils adéquats au service d’un territoire dans le cadre de l’intérêt général.

OPAH

Repérer les logements indignes

OPAH

La CAF doit jouer un rôle central dans le repérage des logements indignes. En effet, les aides au logement octroyées par la CAF sont sujettes au concept de logement décent (décret n°2002-120 du 30 janvier 2002, à la loi du 6 juillet 1989). Le Conseil Général et la DDASS doivent également participer au travail de repérage. Les grilles de signalement, rempli par les travailleurs sociaux, doivent permettre de constater les éventuels cas de mal logement. A la suite de ceci, le service santé-environnement de la DDASS doit assurer l’orientation vers les services compétents (mairie, Service Communal d’Hygiène et de Santé, DDASS, CAF) ainsi que le suivi.

OPAH

Lutter contre la vacance

OPAH

Le logement indigne entraîne inévitablement un problème de vacance et donc une offre locative privé moindre sur un marché immobilier très souvent tendu. Pour lutter contre ceci il faut un engagement politique important et revoir le montant de la taxe sur la vacance (relative à la loi sur l’exclusion). Ces solutions ne sont pas compliquées à mettre en œuvre. Il suffit d’un peu de courage politique.

OPAH

Changer de philosophie politique

OPAH

La question de l’offre locative privé demande une réflexion nouvelle pour ma part. Les difficultés du logement social, notamment de son offre quantitative et de la multiplication des financements PLS au détriment des PLAI et PLUS (ce qui entraîne une pénalisation des couches les plus pauvres), demande un développement d’une offre locative privé bon marché et localisée sur des secteurs permettant une certaine mixité sociale. Les dispositifs Robien et Borloo populaire ne sont pas des outils adaptés pour remédier à la pénurie de logement envers des locataires modestes. Que faut-il faire ? Augmenter le nombre d’OPAH ? Exercer un droit de préemption sur des logements vacants depuis une certaine période ? Pour ma part, la sous location par une association dont les objectifs participent à l’insertion par l’économique et le logement est une réponse possible. Pourquoi ne pas créer une agence immobilière sociale nationale regroupant toutes les structures associatives faisant la sous location envers une population modeste ? En parallèle mettre des outils coercitifs contre la vacance et inciter par de la pédagogie des propriétaires à mettre sur le marché leur logement à des loyers maîtrisés. La sous location permet le suivi et un apport de revenu garanti au propriétaire.

Images de territoires...

Peut-on comparer le mal être des banlieues françaises aux problématiques des ghettos américains ?

segregation urbaine sociale

RegardeenbasSouvent on entend nos politiques parler de relégation urbaine. Souvent dans ce discours convenu sous couvert de philosophie politique républicaine on entend également que certains des espaces périphériques nommés banlieue sont en processus de ghettoïsation. Ce terme, souvent galvaudé en France, prend sa source aux Etats-Unis. On compare souvent, et trop facilement, nos banlieues et les ghettos américains. Cette comparaison malheureuse souhaite montrer que certains de nos territoires sont arrivés dans un processus de relégation et d’exclusion urbaine et sociale. Or, la réalité sociale n’est pas toute simple. Nos banlieues ne sont pas des ghettos comme on peut le voir aux Etats-Unis.

mixite sociale

Comparer des formes de territoires distinctes

politique de l'habitat

Piege_1L’image de marque des ghettos américains et des banlieues tend, dans le sens commun, à devenir un même et identique espace. Pour autant, les ghettos américains et l’évolution des banlieues en France sont deux choses distinctes. Une banlieue en France n’atteint pas le dixième de la taille des grands ghettos américains. La criminalité n’y est pas semblable. On observe 100 assassinats par an pour 100 000 habitants dans les ghettos américains, dix fois plus qu’en Europe. La structure ethnique n’est pas comparable également. Le ghetto américain est uniformément noir. Les banlieues françaises sont diverses dans leur composition ethnique. Autrement dit, c’est le critère économique qui est fonction de relégation en France. Aux Etats-Unis, le ghetto est un outil d’enfermement socio-spatial. Il contient exclusivement des noirs et s’impose à tous, riches ou pauvres. Ces territoires sont des espaces sociaux qui fonctionnent indépendamment des uns des autres. L’Etat a abandonné les zones les plus déshéritées. En France, les territoires comme les banlieues ne sont pas dans un contexte d’enfermement socio-spatial. Les frontières sont poreuses avec des échanges nombreux avec le reste de la ville. L’exemple du renouveau du tram en France permet d’ouvrir d’avantage les banlieues sur les territoires voisins comme le centre ville. L’Etat reste présent par le biais de services publics. En d’autres termes, les ghettos américains et les banlieues françaises reflètent deux visions différentes d’une gestion des territoires. L’une libérale où les flux sont libres, l’autre réglementé par le biais d’outils d’aménagement ou législatif. Nous avons donc à faire à des territoires distincts de part leur gestion et par l’image de marque sociale, ethnique et « d’état d’esprit » au sens de Park.

10/11/2006

Développer un territoire : l’exemple du Pays Basque espagnol

cdc

Droppa4Existe-t-il un exemple Basque ? La question se pose. Le développement et la vigueur économique du pays Basque espagnol inspirent les collectivités territoriales françaises. Après une période de crise sans précédent, le pays Basque espagnol a montré qu’avec des efforts, des moyens, une volonté commune et de la pédagogie on peut arriver à des résultats intéressants. Le projet d’un territoire n’a pas de recette miracle. Les écueils a évité sont nombreux et les propositions de développement, parfois étonnantes, peuvent rencontrer des réserves. Ici, la ville de Bilbao a construit un projet urbain autour d’un musée. Ce musée, comme s’amuse à dire Guy Delcourt, maire de Lens, a sauvé une ville. Cette vision de l’espace, qui de prime abord peut surprendre, est tout à fait novatrice est révèle une grande ambition de la part des personnes qui ont pensé et porté tous les projets. Une partie de l’investissement (près de 4 milliards de dollars) a été trouvé en revendant des terrains qui ont connu une plus values avec le projet du musée. Le musée, malgré son prix (170 millions de dollars) a permis l’augmentation de l’attrait touristique de la ville. L’aménagement orienté autour du musée est un pari osé mais qui porte en ce moment ses fruits. Son aéroport connaît une augmentation de son trafic et la ville a su se doter d’outil de mobilité (tramway) et d’aménagement performant. A la lecture de cet article, je suis étonné qu’on ne décide pas en France de restructurer l’espace en profondeur (en même temps que certaines villes implantent un tramway par exemple) avec à la clef un véritable projet pour s’identifier et se différencier des autres territoires. Construire un lieu de vie et de culture sur des friches tout en déployant un volet économique novateur, approprié et compétitif dans sa conception révèle bien une ingénierie territoriale efficiente. Ce développement économique est passé par des sacrifices mais le résultat est là. Le pays Basque espagnol connaît une croissance de 3,7 % avec une situation de quasi plein-emploi. Ce développement économique repose pour l’essentiel par l’implantation de clusters (appelé aussi pôle de compétitivité). On comprend pourquoi le gouvernement actuel souhaite soutenir et développer ce type de maillage économique entre des entreprises, fournisseurs et chercheurs dans le but de développer des synergies. L’exemple est à suivre, mais la question est de savoir à quelle échelle territoriale. La France est connu pour la superposition (souvent anarchique) des compétences territoriales entraînant des problèmes de gouvernance. Doit-on le faire à l’échelle d’une agglomération ou d’un département ? Les questions restent nombreuses et l’interrogation (souvent délicate) des financements demandera souvent des rapports et des tâtonnements...

25/10/2006

Quand l’environnement peut se transformer en outil de communication et de promotion en faveur d’un territoire sous couvert d’une gouvernance responsable

ENERGIE DURABLE

Cadre_de_vie_developpement_durable_ecoloL’environnement doit faire parti des priorités des politiques publiques et des stratégies économiques des entreprises. Ceci est un postulat de départ qui peut être perçu comme évident pour le sens commun. Mais ce postulat peut devenir aisément, quand on se penche sur la question, comme un moyen de promotion et de communication intéressant pour développer une image de son territoire ou de son entreprise. Dans cet article nous nous pencherons exclusivement sur la question de la promotion territoriale. A travers un « plan vert d’émission » (on peut imaginer d’autres noms), une collectivité peut à travers ses services mettre en place une stratégie « zéro rejet » (l’exemple à Antibes des « mini » voitures électriques urbaines contre un abonnement est une solution parmi tant d’autre). Cela demande une gouvernance nouvelle et socialement responsable. Développer une campagne pour « enseigner les bonnes manières » aux citoyens par de biais de la démocratie locale ou de journaux (recyclés bien sûr) pour expliquer la démarche et les gestes au quotidien à faire pour respecter l’environnement peut faire parti des initiatives à créer ou à développer. 

developper energies propres

Collioure_2

systeme de gouvernance respectant l'environnement

LecroisicDans les modes de gouvernance préférer d’instiller du social dans les décisions d’achat (faire appel à un CAT par exemple ou des entreprises d’insertion locale spécialisées dans le recyclage). Au niveau des commandes publiques des efforts peuvent être réalisés et des centres de ressources pour mutualiser des expériences existe déjà (Réseau Rhône-Alpes Energie, Réseau Grand Ouest, Observatoire européen des bonnes pratiques à Angers, etc.). Développer ces initiatives permettent de développer en parallèle une « image » moderne et dynamique au service des préoccupations de chacun : le cadre de vie et l’environnement. Un label « neutre en CO 2 » peut être crée du même coup au sein des services d’une collectivité et de ce fait, une action intelligente en marketing territorial peut être réalisé. En parallèle des questions de gouvernance et de marketing territorial que nous avons abordé, des structures proposent avec un « bilan carbone » de réduire ou de compenser des émissions en CO 2 en finançant dans les pays en voie de développement des équipements réduisant les rejets (en CO 2 par exemple). Cette initiative combinée ou pas avec une ingénierie territoriale et une gouvernance « verte » peut participer à un meilleur équilibre au niveau mondial et promouvoir de ce fait un territoire comme une marque territoriale en le singularisant des autres.

16/10/2006

Une carte bleue pour les services publics locaux

marketing territorial

Carte_bleue_pour_services_publics_locaux_1L’Association des Maires de France, le ministre de l’Economie, des finances et de l’industrie et le ministre déléguée à la Cohésion sociale et à la parité ont imaginé la diversification des moyens de paiement des services publics locaux. Il s’agit de favoriser le paiement par carte bancaire de ces services, ainsi que l’acceptation de moyens de paiement alternatifs au chèque ceci dans le but de promouvoir la modernisation des moyens de paiement pouvant être offerts à l’ensemble des usagers des services de proximité (cantines, crèches, haltes garderies, piscines, etc.) proposés par les collectivités locales. L’adhésion à cette initiative est libre pour les collectivités. Ce dispositif permettra pour les individus qui ne disposent pas de moyens de paiement par chèque de consommer des services publics locaux.

promotion territorial developpement territorial

Carte_bleue_1 

L’autre utilité, cette fois-ci personnelle que j’envisagerai en tant que gestionnaire ou développeur territorial, est de mettre en marche une campagne de promotion territoriale. Un territoire se gère comme des marques puisqu’il faut « vendre » sa collectivité. Autrement dit, une collectivité (EPCI, villes, Pays) dans le cadre d’une concurrence territoriale, est une marque territoriale. Ce dispositif est un formidable moyen de dynamiser une marque territoriale en lui donnant du même coup une image de modernité et de proximité.

24/09/2006

Initiatives...

Marseille : plan d’urgence pour le logement.

Lors de la deuxième convention de l’habitat, la ville de Marseille, a dévoilé un ensemble d’outils pour pallier au déficit de logement dans la cité phocéenne. Les objectifs de ce plan vont au-delà des mesures fixées par le PLH communautaire de la CUM. Ce plan d’urgence baptisé « engagement municipal pour le logement », en référence à la loi « engagement national pour le logement », devrait permettre un rééquilibre sur le marché en terme d’offre et de demande de logement, notamment sociaux. L’écart entre les prix du marché libre, soit 2 900 euros le m2 en moyenne, et les moyens de la population ne cesse de s’accroître puisque près de 62 % des ménages marseillais vivent avec moins de 2 000 euros de revenus mensuels.

sonacotra

Au niveau des mesures notons le « chèque 1er logement » destiné aux jeunes ménages candidats à l’accession. Les jeunes ménages devront disposer de revenus inférieurs aux plafonds du logement social intermédiaire (PLS). Ce plan prévoit également un soutien financier aux bailleurs sociaux par des subventions aux opérations de logements PLUS et PLAI. Cette mesure viendra compléter les aides traditionnelles que sont les garantis d’emprunt et les subventions aux surcoûts fonciers. En ce qui concerne mon avis, j’applaudis cette initiative de favoriser ce type d’offre immobilière. Les logements à caractère très sociaux sont souvent oubliés dans les opérations immobilières de nos jours…

logement scial

Enfin, au niveau de la question foncière, la ville s’engage à intensifier ses efforts pour libérer des terrains. Autre nouveauté intéressante dans le cadre du développement de l’offre immobilière sociale, les promoteurs sur les terrains privés se verront imposer la réalisation d’au moins 20 % d’HLM ou de logements à prix maîtrisés. Certains critiquent cette mesure. Les équilibres d’opération risquent d’entraîner une augmentation de 10 % du prix des autres logements. Autre problème de cette mesure est la différence des prix sur chaque opération. Comment expliquer aux clients que les prix des logements peuvent varier de 20 à 50 % ? Je pense que les mesures engagées vont dans le bon sens pour améliorer l’état du marché immobilier. Mais il est vrai que favoriser le logement social peut entraîner des ajustements à la hausse pour les logements privés du fait de l’équilibre financier des opérations sur les terrains privés. Mais d’un coté, ne pas favoriser l’immobilier social revient à mettre de coté une frange importante de la population souhaitant loger dans des logements correspondant à leurs revenus. En ce qui concerne le foncier public, les exigences de la ville iront de 20 % d’HLM à la totalité, selon les opérations.

developpement economique

La ville compte créer également une « Maison du logement » pour informer les habitants sur les dispositifs pour l’habitat mis en place par la ville. Les techniciens présents pourront même assister certains marseillais dans le montage d’un dossier de demande de financement. Une connection internet permettra aux habitants de poser leurs questions sur des rubriques spécifiques.

21/09/2006

Développer son territoire...

Gestion durable d’un territoire local : une nouvelle gouvernance mise en avant.

ecolgie

EolienneLe magasine Ca m’intéresse a édité le palmarès des 20 villes qui ont gestion durable de leur territoire en France. Ces villes ont réussi à mettre en œuvre une application tout à fait responsable de leur cité à travers une politique locale efficiente et parfois novatrice. A la lecture de cet article, je suis assez surpris sur certains aspects. J’observe que les villes du sud de la France sont à la traîne. Pourquoi ? Ayant fait mes études en PACA, Basse-Normandie et Bourgogne, j’ai pu observé in vivo in situ des mentalités différentes en terme de gestion de nos ressources. La ville de Caen et ses habitants avaient des gestes au quotidien tout à fait inédit pour un provençal comme moi. Une évidence vient à moi. Nous sommes en retard. Nos collectivités, dans les Bouches-du-Rhône, ne font pas les efforts nécessaires en terme d’actions et en communication pour permettre le développement d’une espèce encore trop rare, celle du « citoyen responsable ».

Equipe de france

Une collectivité doit chercher à développer son territoire tout en développant une méthodologie qui préserve notre environnement et l’attractivité de ses zones d’activité. Elle doit créer des emplois sans dénaturer l’environnement, économiser l’énergie et l’eau, faciliter les déplacements, resserrer les liens entre les citoyens, etc. Permettre une croissance, créer de la richesse tout en développement une promotion de son territoire est une chose possible pour une collectivité (communes, EPCI, département ou région). Pour cela, il faut mettre en place un plan d’orientation qui fixe les objectifs à atteindre. A la suite d’une concertation où l’on met en avant la parole du « citoyen » sur les besoins locaux, une boite à idées permettra de mettre en réflexion une méthodologie pour rendre opérationnelle les actions. En terme de développement économique et de promotion d’un territoire, une collectivité peut mettre en place une politique de développement des énergies renouvelables (éclairage public, voiture hybride, charte sur les économies d’énergies pour fonctionnaires, construction HQE), un accès à la culture pour tous, achats responsables au niveau des fournitures à l’échelle de l’administration publique, plan climatique local, vélo, gestion des déchets, développement de zones d’activités répondant à des normes environnementales, etc.

presideniel 2007

Le développement durable n’est pas une charge mais une chance pour changer nos outils de développement économique et remettre en question notre système de management. Bienvenu donc à une gouvernance responsable J

bureau d'etude

Voici la liste des villes « performante » publié par le magasine (par ordre alphabétique) :

promotion infirmatique marketing

Anger

Besançon

Chalon-sur-Saône

Chambéry

Dunkerque

Grenoble

La Rochelle

Lille

Limoges

Lyon

Montpellier

Mulhouse

Nancy

Nantes

Narbonne

Rennes

Strasbourg

Toulouse

Valenciennes

Villeneuve-d’Ascq

18/09/2006

Etre des éco-citoyens...

Semaine de la mobilité européenne.

Bandeau1 Cette initiative est une merveilleuse idée pour illustrer et inciter les citoyens aux nouveaux de transports « alternatifs » : les déplacements doux. Dans le site qui présente cette semaine, on apprend que le secteur des transports, en France, est à l’origine de 27 % des émissions de gaz à effet de serre. Des solutions simples comme la trottinette, les rollers, les transports en commun, le co-voiturage ou l’auto partage sont autant de moyens pour stopper l’utilisation personnelle et surtout abusive de la voiture. Responsable de l’engorgement des villes et d’une partie de la pollution, nous devons avoir une approche différente de nos modes de déplacement. Cette initiative est une occasion de nous pencher sur les solutions existantes. 40 % de nos déplacements sont inférieur à 2 km…il est temps de changer notre manière de consommer l’espace.

New york twis marche de l'emploi

Bougez_logo120x120La semaine européenne de la mobilité se déroulera du 16 au 22 septembre 2006. Cet évènement est également un outil pour fédérer différents acteurs sur le thème de la mobilité responsable et durable (entreprises, associations, collectivités, services publics, etc.). Renseignez vous sur le site pour participer aux différentes initiatives.

Colt 44, Steve Irwin, Sar Academy 6, Raie Pastenague, Tomatina, Kate Middleton, Blog Jospin, Equipe de France, Glenn Ford, Zidane Materazzi, Iran, Liban

16/09/2006

Immobili[sme]er...

Des fonds qui ne couvrent pas les besoins pour la restauration des monuments historiques.

Kimveer Gill Fed cup Michel Drucker

Une bonne nouvelle : des fonds pour le patrimoine français…

Demeure du chaos Al Gore Samy Naceri

NightonthenewtownEffet d’annonce ou tout simplement une envie politique de valoriser notre patrimoine ? Le gouvernement débloque selon un communiqué des fonds supplémentaires, soit 140 millions d’euros, pour la restauration des monuments historiques. A première vue, on peut se réjouir de cette nouvelle car bons nombres de nos monuments ont besoin d’un petit « lifting » pour le plus grand plaisir des touristes et des français. Il faut savoir qu’un patrimoine n’est pas une « charge » pour le contribuable mais une chance. Nous pouvons communiquer, vendre un passé, un savoir-faire et un cadre de vie aux potentiels touristes et acteurs économiques hors des frontières de l’hexagone. Une entreprise qui cherche à s’implanter ne cherche pas seulement des compétences et synergies possible sur un territoire, elle cherche aussi un « cadre » permettant la valorisation « symbolique » de son image. Mettre son siège social sur une rue connue ou près de monuments permet de « vendre » et de rendre plus visible auprès des professionnels et des consommateurs un standing nouveau.

Sean Preston Journée paatromoine

…qui ressemble à un effet d’annonce.

Seiral killer serial killer Gilles Lelouche Gilles Lellouche

Pour revenir à cette annonce, il semble que les crédits annoncés soient encore proches du marketing politique. En effet, depuis 4 ans les reports de crédits non consommés sont supprimés. La somme annoncée par le premier ministre couvriraient donc moins de la moitié du besoin de financement de ces dernières années. Triste nouvelle pour les professionnels…Nous avons donc encore un exemple de l’inertie politique en matière de politique d’habitat…

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