Répondre à l'habitat indigne...
La résidence hôtelière à vocation sociale : nouvel outil pour répondre aux problèmes d’hébergement des personnes en grande difficulté
habitat indigne
La loi du 13 juillet 2006 portant Engagement national pour le logement crée un nouvel outil pour l’hébergement des personnes en grande difficulté, la résidence hôtelière à vocation sociale. Les logements sont équipés et meublés, offerts en location pour une occupation à la journée, à la semaine ou au mois à une clientèle qui peut éventuellement l’occuper à titre de résidence principale. L’exploitant doit être agréé par le préfet du département d’implantation. Le prix de nuitée doit varier en fonction des conditions de financement de la structure.
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La mission de la résidence hôtelière à vocation sociale
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La résidence hôtelière à vocation sociale entend lutter contre les marchands de sommeil. Outil pour reloger les familles en difficulté, la résidence hôtelière doit être une étape, et non un « sas » pour les ménages dans le cadre de leur parcours résidentiel. A mon avis, elle pourra aussi servir lors d’OPAH ou de programmation de démolition de bâtiments dans un projet ANRU.
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Adapter le logement comme un « produit » devant répondre à des besoins spécifiques
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L’immobilier est un secteur très sensible. Je considère que le logement fait parti des « besoins primaires » d’un homme. En ce sens, il faut donc adapter et offrir un panel de biens immobiliers devant répondre aux différents cas de notre société et de ses problèmes sociaux. Les problématiques du logement temporaire et des sans-abri demandent réflexion et une adaptation de l’offre immobilière. Les enjeux se situent dans ce sens. Pour implanter ensuite une structure « spécifique », les professionnels doivent faire preuve de pédagogie pour faire comprendre aux habitants que l’implantation d’une résidence sociale ou d’une résidence hôtelière à vocation sociale n’est pas un problème. Au contraire, cela participe au développement du quartier, à la mixité sociale et à une solidarité territoriale.
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Nota Bene : Suite à un courriel de Mandine Gauthier, je me suis permis de faire cet article pour répondre en parti à ses interrogations. Des que j’aurai du temps, je ferrai un courriel pour essayer de répondre à ses questions J











Je ne pense pas que cela pourrait servir à ces OPAH vu que la pratique de l'ANRU est la construction-démolition et non la démolition-construction (règle du "1 logement construit pour 1 logement prévu d'être détruit").Ainsi dans une OPAH une personne delogée sera automatiquement relogée.
A mon avis, cette mesure reste seulement destinéé au précaire et répond à un besoin prégnant sachant qu'un SDF sur trois possède un emploi.
Rédigé par: HysteriK | 07/12/2006 at 21:33
L'anru est souvent critiqué...crois moi..un exemple : un article du Monde du 7 février 2006 montre que certains projets Anru compte plus de démolition que de construction...et souvent, les logements détruits laissent place à des logements PLS (donc loyer plus cher) ou de l'accession à la propriété...L'anru est, je pense, une restructuration du bati et non une restructuration sociale des quartiers...
cet article parle de l'anru et de ses effets pervers également :
http://guillaumemorin.blogemploi.com/guillaume_morin_weblog/2006/11/territoires_et_.html#comments
En ce qui concerne la résidence hoteliere la demande sera t elle qu'elle ne servira jamais à l'anru ni à des opah quand on constate des situations de batiments en "péril"...vu les pb de logement pour les plus pauvre en France.
Les outils existent en France, le courage de les mettre en application manque parfois. Mais dans les faits, c'est jamais tres simple...je peux le concevoir également. C'est en cela que ces métiers sont passionnant !
Rédigé par: guillaume | 08/12/2006 at 00:18
Juste une précision que j'ai oublié. Dans les faits, et cela est dommageable, l'ANRU est une politique urbaine qui fait d'abord de la destruction puis de la reconstruction, ce qui pose bien des problèmes pour les habitants et leur relogement temporaire. Je ne pense pas qu'on puisse parler de "construction/démolition" mais plutôt de "démolition/construction".
ok je cherche la petite bête ;)
Rédigé par: guillaume | 08/12/2006 at 14:15