Introduction

  • Partageons ensemble une vision territoriale neuve et démocratique

    Bonjour, je me nomme Guillaume Morin, actuellement ingénieur au Programme de Rénovation Urbaine de la ville de Charleville-Mézières (département Ardennes, 08), je me propose à travers ce nouveau média de parler, partager et de commenter l’actualité du développement territorial. Espace de dialogue , ce blog est un lieu de partage. L’échange avec les citoyens (élus, institutionnels, habitants, chargé de mission, étudiants, etc.) demeure le plus riche laboratoire de communication et que les idées novatrices susceptibles de favoriser une démocratie participative ne manquent pas.

    Avant de parler du développement territorial, il s’agit tout d’abord de définir notre sujet et donc le contenu de ce blog. Le développement territorial est une transformation (du territoire, sociale, etc.) vers un mieux-être global, au moyen de démarches de projet, avec valorisation des ressources locales dans une vision à long terme. La mission du développement territorial est d’impulser, concevoir et animer des projets qui s’inscrivent dans une politique territoriale de développement durable, d’anticipation des mutations et dans une démarche de démocratie participative.


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23/12/2006

Le coût de l'habitat individuel et collectif

L’habitat individuel : l’urbain en question ?

poac

MaisonroseNous avons vu dans un précédent article que les lotissements pavillonnaires étaient anti-urbains. Cristina Conrad, architecte et présidente de l’ordre régional des architectes d’Ile-de-France, posait la question de l’identité des territoires. Les lotissements en France se ressemblent et l’architecture propre à chaque région est semble-t-il laissé de coté au profit de budget dont il faut respecter l’enveloppe. Cristina Conrad pose selon moi de vraies questions, notamment sur la consommation d’espace, d’énergie et sur la fragilité budgétaire des ménages qui se sont installés dans une maison en zone périurbaine. Or, un article du Monde du 14 mai 2001 constate une autre réalité. Christian-Louis Victor, président de l’Union nationale des constructeurs de maisons individuelles (UNCMI) a confié à l’Association d’études foncières (ADEF) une étude, cofinancée par le Crédit foncier, sur l’impact de l’habitat individuel sur les coûts pour la collectivité et les ménages.

urbanisation

L’habitat individuel ne coûte pas cher par rapport à l’habitat collectif

fisac

Carte20des20maisonL’étude montre tout d’abord que le coût de construction d’un mètre carré habitable de maison individuelle est toujours inférieur à celui d’un mètre carré en immeuble (5 000 francs contre 6 500 francs en 1997). Plus la taille des opérations est conséquente, plus les coûts sont élevés à cause des parkings, parties communes, ascenseurs et terrains de sport ou réseau de chauffage collectif qu’il faut adjoindre. En ce qui concerne la question des charges communales, notamment sur les coûts de collecte des ordures ménagères selon la forme urbaine, les conclusions sont également surprenantes vis-à-vis de l’opinion du « sens commun ». L’habitat individuel avec sa faible densité augmente les distances, mais a contrario une densité forte rallonge le temps de collecte. Au final, le coût de ce service public, si on analyse l’étude du budget de 250 communes de la grande couronne parisienne, montre que les dépenses de fonctionnement par habitant dans l’habitat collectif s’élèvent à 6 750 francs par an, contre 4 320 francs en quartier pavillonnaire.

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Les conséquences d’une politique urbaine en faveur de l’habitat individuel

logements socaiux

Recherche_loupe_ingnierie_aide_la_decisiConstruire sa maison en zone périurbaine entraîne des comportements et un mode de vie dont la voiture est un élément essentiel pour la mobilité. Cette mobilité a des conséquences sur la pollution et la consommation d'énergie. Ce mode de consommation de l’espace remet en cause sociologiquement les modes d’appropriation d’un territoire et interroge sur le devenir des zones pavillonnaires. L’étude ne questionne pas cette interrogation qui est pour moi le centre de mes préoccupations. Les économies dont peut bénéficier une collectivité, au travers de cette étude, ne mettent pas en avant les coûts globaux de mise en œuvre de cette politique urbaine. La somme des intérêts individuels n’entraîne pas forcement l’intérêt général. La généralisation de ce type de consommation de l’espace entraînera des conséquences irréversibles sur notre environnement et donc a posteriori risque de nous apporter une « facture collective » sans précédente.

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Voici les sites qui parlent de Le coût de l'habitat individuel et collectif:

Commentaires

Il faut que je retrouve une étude ancienne qui disait que la même chose mais en montrant que une urbanisation trop dense aboutissait à l'inverse de ce qui était espéré puisque les habitants prenait leur voiture au moindre temps libre pour aller en campagne et que l'on devrait intégrer cette espace (route, maison secondaire,lieu de vacances,aéroport...) dans le bilan de la ville dense.

Une autre contradiction me semble apparaître, elle est due à "la mobilité". Par exemple dans le Morbihan il me semble (je n'ai pas trouvé d'étude) qu'il y a de plus en plus d'habitants de Lorient qui vont travailler à Vannes et réciproquement !!

Bonjour et merci de votre commentaire :)
Pouvez vous trouver cette étude svp ? J'aimerais bien en prendre connaissance :)
Merci

Cordialement
Guillaume Morin

Bonsoir
J'ai retrouvé l'adresse du document pdf :

Falque M.
De l'espace au territoire
Description bibliographique

Falque M. . De l'espace au territoire . In . Espace et développement . Paris : CIHEAM, 1973. p. 54-65 : réf., tabl. (Options Méditerranéennes ; n. 23)
Extrait de


Espace et développement


Mots clefs UTILISATION DES TERRES; CROISSANCE ECONOMIQUE; GEOGRAPHIE ECONOMIQUE; AFFECTATION DE RESSOURCES; ZONE URBAINE; NIVEAU DE VIE; VILLE
Fichier http://ressources.ciheam.org/om/pdf/r23/CI010562.pdf
1633 Ko

Vous avez raison. Le coût global des services urbains n'est pas developpé.Le titre fait un raccourci rapide( "L’habitat individuel ne coûte pas cher par rapport à l’habitat collectif"). L'article ne traite qu'un aspect de la problématique du logement individuel et du logement collectif.

Seul le cout du service des collectes et traitement des dêchets est abordé.

Si on revient à un cadre plus large,l'ensemble de service dans un habitat dense revient plus cher, au contraire!.

Il est clair que les transports communs sont de loin davantage rentabilisés dans un habitat dense. De plus, les économies d'energie possible sont meilleurs en habitat dense notamment avec des installations communes comme la cogéneration et le chauffage collective.

Autres points: le budjet pour le transport est plus grand pour les habitats en zone dense.Donc diminution du pouvoir d'achat.

Dernier point le cout des réseaux qui coutent très chère si on regarde le coût des mêtre linéaire par habitant (execution et entretien).

Il y a aussi la question du vieillissement des lotissements pavillonaire ; les consequences sociales des desserements des ménages,de la précarisation de l'emploi, perte du foncier ...

Je pense qu'il est difficile d'aller à contre courant du concensus pour la densification.

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