La population urbaine dépasse la population rurale
Une population urbaine toujours plus importante…réflexion des maux urbains des pays du Sud et de la France.
ANPE mensualisé sa déclaration1/4 monde
Un document de prospective nommé World Urbanization Prospects publié par l’ONU prévoit que la population urbaine mondiale dépassera bientôt la population rurale. Cette population urbaine est hétérogène. Des tours luxueuses de New York à Shanghai se mêle dans se paysage urbain les slums de Mumbai ou Delhi aux favelas de Sao Paulo. En 1950, précise l’ONU, un homme sur 10 seulement vivait en ville. En 2030, ils seront près de deux sur trois. En 1950, toujours, le monde comptait 86 villes de plus d’un million d’habitants. En 2015, les estimations tablent sur 550.
OPAC
Des maux aux mots
OPAH
L’augmentation de la population ne résulte pas stricto sensu d’un développement économique. L’accroissement démographique des pays en voie de développement (PED) et les vagues migratoires ont mis en avant le rôle central des villes. Pour autant, ces villes n’ont pas la capacité de pouvoir fournir des emplois et des logements. De cette contraction, la fracture Nord/Sud s’en trouve renforcée. Un article du Figaro.fr met en lumière les effets pervers de ce phénomène social. De ces vagues migratoires successives s’ajoute des problèmes sociaux (criminalité, surpopulation, etc.) et d’hygiènes (pauvreté, etc.) toujours plus prégnant. On parle de « bombe urbaine ». On estime à un milliard d’habitants ceux qui vivent dans les bidonvilles dans le monde. L’ONU évalue à 20 milliards de dollars par an jusqu’en 2020 l’aide internationale pour résorber ce processus inquiétant des bidonvilles. Or, cette aide internationale n’est que de 5 milliards par an.
PRI
Le ¼ monde oublié ?
ECONOMIE logement
Le phénomène des bidonvilles est évidemment un problème dont il faut prendre des mesures à la fois sur un plan économique et social mais également d’un point de vue urbanistique. Mais en ces périodes de fêtes et de « course à la consommation » dans notre pays, n’oublions pas ce « quart-monde » qui « survit » juste à coté de nous. Ce quart monde trop souvent délaissé pour d’obscures raisons comme l’ignorance mérite qu’on s’y intéresse. Le problème des PED est très grave et il faut en parler pour amplifier l’aide internationale, mais j’aimerais également souligner le caractère urgent des miséreux de notre pays qui eux, dans une puissance mondiale comme la France, vivent et parfois meurt de froid. On ne meurt pas du froid, mais de la pauvreté.











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