Prospections et interrogations pour la vallée du Rhône
La question des transports interroge de plus en plus notre société. Problème sociétale ? A l’évidence oui. Dans des schémas d’aménagement où nous avons privilégié le « tout automobile » et devant la croissance continue de ce mode de transport, les enjeux pour la vallée du Rhône deviennent préoccupants. Urgence que l’on soit industriel, consommateur ou simple citoyen, nous devons changer nos comportements de manière structurelle. Il s’agit de définir une politique des transports à l’horizon 2025 de Lyon à la frontière espagnole. Ces enjeux sont essentiels pour les 3 régions concernés (Rhône, Languedoc-Roussillon et PACA) traversées par l’un des axes d’échanges les plus fréquentés d’Europe continentale. Plus de 70 millions de tonnes de marchandises ont ainsi circulé en l’an 2000 entre Valence et Orange, dont plus de 70 % par la route, et près de 50 millions de voyageurs, dont encore les deux tiers par la route. Si on prend les prévisions pour 2020 sur les grands axes nationaux, les déplacements de personnes et de biens devraient, en moyenne, progresser de 50 %. Des mesures doivent être prise. La question centrale au vu de ces chiffres et comment concilier la liberté de déplacement avec l’engagement pris par la France (Plan climat) de diviser par quatre à l’horizon 2050 les émissions de gaz à effet de serre ? L’autre question est comment conjuguer le développement économique de ces territoires d’une vallée du Rhône déjà saturée et qualité de vie pour ceux qui y vivent ? Il s’agit de mettre en place un schéma directeur d’envergure et interrégional avec, je l’espère, un consensus et non des acteurs qui tirent la couverture vers soi…











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