Initiative citoyenne : les habitants nomment leur lieu de vie
democratie
On parle trop souvent des quartiers sans âme où règne une certaine désinvolture et délinquance. La loi du plus fort cristallisé par des JT parfois peu objectif démontre une image de territoires comme les banlieues parfois erroné. Dernièrement on pouvait voir la peur des banlieues à travers des blogs montrant des chiens, des fusils à pompe et des jeunes regroupés lançant un message sans équivoque « tu ne ressors pas vivant du quartier ». Cette image, trop banalisé, devient à mon sens folklorique. On parle peu d’initiative citoyenne remettant « l’homme au centre du territoire ». Les aménageurs et les politiques de l’habitat ont trop souvent oublié d’intégrer le territoire avec le bâti. On avait imaginé, peut être avec une certaine naïveté, que le bâti se suffisait à lui-même. On constate aujourd’hui dans des quartiers oublié et relégué à la périphérie, loin de la consommation et l’insouciance des « bobos », des problèmes sociaux. Ces territoires sont malade minés pas le chômage, la précarité et une certaine marginalisation dont les médias ne sont pas étranger. Ces territoires, parfois avec difficulté, se prennent en charge pour sortir la tête de l’eau. Ces initiatives sont souvent oublié et occulté par une voiture brûlé ou les « petites phrases », sans vraiment d’utilité au vu des problèmes de notre pays, des politiques pour ces présidentielles de 2007. Des gens ordinaires prennent conscience que leur quartier est un espace de vie où les efforts de chacun doivent être une obligation pour pallier les manquements d’équité territoriale que doit faire respecter l’Etat.
debars
J’ai pu lire dans un journal qu’on m’a donné à la gare un article qui montre que ces quartiers relégués et stigmatisés sont des territoires d’initiatives. Des habitants se réunissent pour discuter et ouvrir un dialogue entre eux-mêmes et les institutions qui peuvent intervenir sur leur lieu d’habitation comme le bailleur ou la mairie. Le quartier Jouhaux, par exemple, situé à Grenoble qui a connu il y a 4 ans la destruction de la Maison des Jeunes et de la Culture suite à de nombreux pillages stigmatise un sentiment d’abandon dont certains souhaitent y remédier. Pour soustraire ce sentiment et faire renaître un lieu de vie des rencontres régulières avec le bailleur et des réunions avec les élus ont permis des initiatives citoyennes et surtout de rendre les habitants « acteurs » de leur quotidien. Le baptême symbolique des 4 tours en est l’illustration. Les n°1, 3, 5et 7 sont devenus les Jonquilles, Orchidées, Bleuets et Edelweiss à l’issue d’un long processus de consultation qui a permis aux habitants de se retrouver dans une action commune. C’est cela être acteur de son territoire : construire un dialogue, réunir des acteurs pour un projet commun et mettre en place une action commune. Ces initiatives ne sont hélas peu ou pas reliées par les médias…











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