Je souhaite parler ici d’un concept tout à fait d’actualité, bien que celui-ci date de 1907 si je ne me trompe pas, pour illustrer les formes d’exclusion ou de déviance. La désorganisation, au sens de Thomas et Znaniecki, est un processus qui passe par plusieurs étapes.

Tout d’abord, une organisation sociale est un ensemble de conventions, d’attitudes et de valeurs collectives qui l’emportent sur les intérêts individuels d’un groupe social. A contrario, la désorganisation sociale, qui correspond à un déclin de l’influence des règles sociales sur les individus, se manifeste par un affaiblissement des valeurs collectives et par un accroissement et une valorisation des pratiques individuelles. La désorganisation s'exprime quand les attitudes individuelles ne peuvent trouver satisfaction dans les institutions, jugées périmées, du groupe primaire. Ce type de processus est souvent observé lorsqu’une société connaît des changements rapides (économique/sociale/technologique/environnemental). A la suite de ce processus de désorganisation, vient une période de réorganisation.

Les conséquences de la désorganisation peuvent être dramatique sur le plan humain et sociétal. Ce concept permet de comprendre comment les règles sociales semblent perdre de leur pouvoir. Nous pouvons dans le cas de la désorganisation associer la notion d’anomie de Durkheim pour étayer encore plus la situation sur « le terrain » que nous devons étudier. Par exemple, si nous devons analyser les comportements et surtout comprendre les actes de jeunes délinquants, le concept de désorganisation et d’anomie sont de puissant outil méthodologique pour comprendre les causes de ces actes. Mais nous pouvons également employer ce raisonnement pour des populations fragilisées sur le plan économique (Rmistes, smicards, etc) qui adoptent des attitudes d’auto exclusion. Les exemples sont nombreux comme vous pouvez le voir.











merci pour l'info :)
Rédigé par : fany | 07/09/2006 à 01:16